La couverture intérieure du ra
Kennedy pressentaït-il sa fin?
Washington. — Le 22 novembre,
1965, quelques heures avant son assas-
sinat, le président Kennedy a lui-
même évoquer la possibilité d’un tel
drame, et dans des circonstances éton-
namment proches de ce qui allait tra-
giquement devenir réalité
Le rapport de la commission prési-
dentielle d'enquête sur ce crime dirigé
par le juge Earl Warren, président de
Ja Cour suprême des Etats-Unis, men-
tionne une partie du témoignage de
l'adjoint présidentiel Kenneth O’Don-
nell ayant trait à la matinée du jour
tragique qui a commencé à Fort Worth
où le président venait de prononcer
un important discours.
“D'après O’Donnell”, relate le rap-
port Warren, “avant de quitter l'hôtel,
le président fit remarquer que si n’im-
porte qui voulait réellement tirer sur
le président des Etats-Unis ce m'était
»»
pas très difficile’.
“T1 Suffisait de trouver un bâtiment
élevé, un jour et d’avoir un fusil équi-
pé d'un télescope. Il n'y avait rien que
n'importe qui puisse faire pour se dé-
fendre contre une telle tentative.”
“La conversation terminée, le pré-
sident se prépara à partir pour Dallas”.
Il est intéressant de noter, par sur-
croît, que les propos présidentiels rap-
portés par M. O’Donnell tendent à
exonérer les services policiers de pro-
tection du chef d’Etat dont les défi-
ciences, à l’occasion de l'assassinat de
M. Kennedy, font l'objet de critiques
sévères du rapport Warren.
Dieu est absent!
Dans la page qu'il appelle ‘Journal
of dissent’ The Edmonton Journal nous
sert parfois deux ou trois lettres bien
présentées, avec une belle mise en pa-
ge. Ce qu'elles peuvent être dangereu-
ses ces ‘letters to the editor’!
Une de ces lettres, le 29 septembre,
avait un titre plus qu’alléchant: ‘La
loi de la limitation des naissances: une
poignée qui dicte à la majorité” Cet
article fait allusion à ce qui s'est passé
à la Chambre des Communes, lorsque
des députés catholiques ont tué dans
Jocuf un bill touchant la refonte du
code pénal, visant à permettre la pro-
pagande et Ja pratique de limitation
des naïssances sous à peu près toutes
les formes.
Cette lettre révèle bien la mentalité
de notre époque qui veut ignorer Dieu
complètement, et donc la loi naturelle
aussi, Comment nos catholiques peu-
vent-ils se débattre ou répondre à des
expressions comme celles-ci, émises
par cette dame: “Notre loi actuelle
perpétue la fausseté qui veut que l'ap-
pétit sexuel n'aie qu'un moyen d’ex-
pression, soit la procréation. . . une
loi qui est une intrusion dans la sainteté
de nos maisons (comme on se joue des
mois) . . . les lois doivent protéger et
conserver les libertés personnelles (li-
berté de pécher et d’agir contre la loi
naturelle?}) et non les diminuer . . .
notre loi archaïque avilit une fonction
naturelle qui est belle, normale et puis-
sante, et en fait une chose vulgaire,
honteuse, laide et sale, à moins qu'elle
ne soit relevée par la procréation d’en-
fants . . . Limitation des naissances,
prévention des naissances, espacer les
naissances, tout cela est une affaire
purement personnelle (donc Dieu n’a
tien à dire là-dedans) et n'a pas sa
place dans le code criminel. . . ?
Combien de nos catholiques peuvent
déceler la fausseté ou la demi-vérité
de ces affirmations?’ Combien pour-
raient parler tout haut contre ce lan-
gage?
artiste invitée
Mlle Cécile Vallée est en ville, pré-
parant avec nos talents locaux l'opéra
Rigoletto de Verdi.
Tous les franco-albertains connais-
sent Mlle Vallée qui nous fait honneur
depuis tant d'années: enfant de Bonny-
ville, étudiante à l'Académie Assomp-
tion , . . et elle donna plusieurs con-
certs à Edmonton, elle était la vedette
dans un autre opéra préparé par Jean
Létourneau.
C'est vendredi et samedi de Ja se-
maine prochaine, les 16 et 17 octobre
prochains, que nous pourrons l'en-
tendre à l'Auditorium du Jubilé. Les
deux autres vedettes sont également
canadiens-français, Napoléon Bisson et
Pierre Duval. C’est.un régal artistique
à ne pas manquer.
,
les quotidiens américains
et les élections
Aux Etats-Unis, 250 quotidiens ap-
puient Goldwater, et 243 soutiennent
Johnson. Mais les journaux en fa-
veur de ce dernier ont un bien plus
gros tirage.
L’A.E.B. À.
La réunion annuelle de
L'Association des Educateurs Bilingues
de l'Alberta
aura lieu à
‘Auditorium du Jubilé, Edmonton
samedi, le 10 octobre 1964,
de 9 a.m. à 4.30 pm.
Thème: Responsabilités du professeur
| bilingue
Conférencier: M. Richard Joly de l'Université de
Sherbrooke, président de l'Association de
l'Education du Québec.
1 ur" are d pport de la Commission Warren sur l'assassinat du
regretté président américain porte la photo de feu John F. Kennedy.
296,000 mots conclut que l'assassinat n’est pas le
international, que l'assassinat de Oswald par Ruby
plus, que la police de Dallas a m i
de la presse et de la radio-télévis
Le rapport de
ait d’un complot ni national ni
a y n'est pas affaire de complot non
anqué de protection surtout en admettant les hommes
ion pour le transfer du criminel Oswald.
En bref
L'A.C.F.A. a noté
pour Vous . ..
L’A.C.F.A. désire souhaiter un heu-
reux anniversaire de naissance aux
membres de la Sécurité Famüäliale dont
les noms suivent:
M. Lucien Bédard, Edmonton.
Mlle Céline Belzile, Edmonton.
M. Daniel Boisvert, St-Albert.
M. Evangéliste Couture, Edmonton.
M. Lyle W. Dierkhising, Bonnyville.
Dr Arthur Richard Laventure, Spirit
River.
Soeur Ruth Wirachowski, s.c.e.,
Vegreville,
M. Léo J. Amyotte, Thérien.
M. Jean St-Arnaud, Girouxville.
M. Valère Grenier, St-Isidore via
Peace River.
Mme Fleur-Ange B. Primeau, Edm.
M. Paul-Henri Valiquette, McLennan.
M. Marcel R. Fagnan, Edmonton.
M. Michel Denis Gouin, Lafond.
M. Richard E. Kieser, Morinville.
M. Roland C. Lapointe, Donnelly.
M. Charles E. Magnan, Beaumont.
M. Robert Montpetit, Legal.
conférencier de renom
Mardi, le 20 octobre, M. Séraphin
Marion donnera une conférence à l’au-
ditorium de lAcadémie Assomption,
sur nos raisons d'espérer.
M. Marion est délégué par le Con-
seil de Vic française pour faire une
tournée à travers les principaux centres
de J'Ouest canadien. Littérateur et
historien, il est également conférencier
très recherché et toujours apprécié.
Bienvenue à M. Marion qui passera
quelques jours dans notre capitale pro-
vinciale.
Concile
Le Cardinal Léger y apporte des
précisions qui sont très appréciées des
Pères conciliaires;
+ + L
on permet aux catholiques de rece-
voir certains sacrements chez des Or-
thodoxes, mais pas chez les anglicans
ni chez les protestants;
+ + #
on étudie comment le laicat peut
aider l’Église autrement que par la
prière et l'argent.
d'Edmonton:
“I’Académie de Médecine d'Edmonton recommande
la fluoridation à l’unanimité. Nous reconnaissons notre res-
ponsabilité vis-à-vis la santé de toute la population d Edmon-
ton, y compris nos propres familles. Voilà pourquoi votre
! devoir de voter “Oiu” pour la fluorida-
tion. Nous vous encourageons à en faire autant.”
._ Dr W.C. MacKenzie, doyen de la Faculté de Médecine à
médecin se fera un
l'Université de l'Alberta:
“Jia profession médicale est convaincue qu'une fluori-
dation bien contrôlée de nos réserves d’eau est un excellent
moyen préventif pour la conservation de la santé. Elle ré-
duit la carie de 60% chez les dents permanentes des enfants
et ne fait aucun tort à la santé de toute la population.
Dr D. Wilson, professeur à la Faculté de Médecine de
l'Université de l'Alberta.
“Depuis quelques années, jai eu l’occasion de faire de
la recherche sur la fluoridation contrôlée des réserves d’eau
et aucun effet nuisible à la santé n’a été noté dans aucun
cas. Il est reconnu qu’elle prévient grandement la carie
dentaire. Voilà pourquoi je n’hésite pas à recommander
la fluoridation des réserves d’eau d’Edmonton.
Dr C. Harrison, professeur en chirurgie à l'Université de
l'Alberta: :
“La fluoridation ne peut pas nuire à notre santé, en au-
eun cas. Elle réduira simplement la carie dentaire chez vos
enfants et petits-enfants.”
(Inséré par le Collège des Médecins d'Edmonton)
Pour la fluoridation, votez: 0 UE
L'Académie de Médecine d’Edmonton, représentant les
médecins d’Edmonton, a approuvé à l’unanimité la fluorida-
tion contrôlée des réserves d’eau d'Edmonton dans l'intérêt
de la santé publique. Voici quelques exposés des principaux
membres de cette profession.
Dr S. Kling, président de l'Académie de Médecine
£a Survivance
Organe officiel des Associations françaises de l'Alberta et de la Colombie
| «A@WT7
VOLUME XXXI#
EDMONTON, ALBERTA
(A.C.F.A.
Le Québec et la Confédération
Pas d'isolationnisme
Montréal. -— Lors d'un discours
prononcé au Club Canadien de Mont-
réal, M. Jean Lesage, Premier minis-
tre de la province, a exprimé d’abord
l'opinion que plusieurs Canadiens s’ef-
forcent avec beaucoup d’honnëteté et
de franchise de déterminer le carac-
tère du Canada de demain. De notre
part, ‘nous sommes bien décidés à faire
notre part pour bien répartir les res-
ponsabilités de chacun dans le présent
dialogue canadien, dont nous sommes
#2
tous participants bon gré mal gré,
dit-il,
Faisant l’histoire de la Confédéra-
tion, M. Lesage disait: “Au moment
de la naissance de la Confédération, il
y à 100 ans, nos prédécesseurs eurent
le souci d'établir des liens véritables
entre les Canadiens d'expression fran-
çaise et les Canadiens d'expression
anglaise. Aujourd’hui, nous nous ren-
dons bien compte, ct c'est ce qui
importe, que la Confédération n'aurait
pas été possible sans le désir profond
et sincère de créer un cadre juridique
à l'intérieur duquel les deux groupes
linguistiques pourraient vivre en har-
monie et dans de respect mutuel l’un
de l'autre: un cadre permettant tout
autant une action commune en cer-
tains domaines qu'un programme au-
tonome dans d’autres.”
Mais deux grandes expériences sur-
vinrent qui allaient briser l'harmonie
de notre existence politique et consti-
tutionelle: ja dépression économique
des années “30 suivie et terminée par
la guerre et la période d’après-guerre.
Ces deux périodes suscitèrent de vastes
programmes d'action du gouverne!
ment fédéral.
L'économie des provinces changeait
en même temps que les pouvoirs du
gouvernement fédéral s'étaient accrus.
“Au Québec, ces problèmes, ces
tendances nouvelles, furent particuli-
èrement marquées. Elles prirent un
Parlons donc “
Le Québec a une population de quel-
que 5,500,000 habitants, Canadiens
français à 80%. Tout de même, il n'y
a que quelques milliers qui parlent
‘séparatisme’, et ce sont eux qui font
les manchettes des journaux et les
grandes lignes de la radio-télé. Avec
la présente visite royale au Québec,
c'est une belle occasion pour es sépa-
ratistes de faire de la publicité, de faire
parler d'eux, et ïil réussissent mer-
veilleusement bien avec la presse non-
québécoise.
différents séparatistes
Pour aider les gens de l'Ouest à
comprendre un peu le mouvement sé-
paratiste, voici quelques indications.
Le RIN (Le rassemblement pour
l'indépendance nationale) est né en
1960, il compte peut-être 7,000 ad-
hérents. Ce mouvement a commencé
par vouloir créer une mentalité chez
les Québécois, pour leur faire désirer
graduellement leur indépendance po-
litique. Pierre Bourgeault, journaliste
de Montréal, en est le chef présente-
ment. Celui-ci affirme qu’il n’a rien
contre la reine qui est ‘un simple ins-
trument entre les mains des vrais cou-
pables, Pearson et Lesage’.
caractère un peu spécial, car elles
provoquèrent des changements sociaux
et culturels profonds qui modifièrent
la structure de toute Ja société qué-
bécoise, Une nouvelle génération de
Canadiens français, pleins de confiance
dans leurs nouvelles connaissances
techniques aussi bien dans le domaine
des sciences que dans celui des affaires
cherchèrent l'occasion de mettre leur
compétence à l'oeuvre et de réformer
la communauté québécoise dans son
ensemble.”
Nouvelles tendances
Selon M. Lesage, deux tendances
nouvelles s'affirment au Québec. “Qué-
bec maintenait l'opinion qu'il fallait
laisser aux provinces la solution des
problèmes qu’elles seules pouvaient
résoudre efficacement, Ces problèmes
étaient Ja conséquence normale de
notre réévaluation de la place que le
Québec moderne devrait occuper dans
la Confédération canadienne et de
notre conception de l’évolution sou-
haïitable d'imprimer à notre pays”.
“1 se produit aussi une deuxième
révolution tranquille. Il s’agit de la
réforme sociale profonde de notre so-
ciété canadienne-française où sont dé-
sormais respectées de nouvelles normes
dans la fonction publique, où l'on re-
cherche une nouvelle qualité dans nos
entreprises intellectuelles et artistiques
et où l’on donne à nos initiatives d’ordre
économique un dynamisme inconnu
jusqu’à maintenant”.
Notant “une meilleure compréhen-
sion de notre point de vue” de la
part du gouvernement fédéral, M. Le-
sage faisait remarquer que le Québec
et les autres provinces avaient réussi,
par voie de négotiations, à obtenir
des sources de revenus plus étendus.
Ïl a fait remarquer aussi que le gou-
vernement fédéral était également
prêt à accepter le principe de l’option
en vertu duquel “il nous sera possible
de nous retirer d’un bon nombre de
séparatisme”
Craignant les tendances révolution-
naires et violentes qui se manifestaient
dans le RIN, 14 de ses membres les
plus éminents en sont sortis ces der-
nières semaines pour fonder le RN
(Le regroupement national) le docteur
Jutras, de Victoriaville en est le chef.
Ce mouvement se propose de présen-
ter des candidats dans les 95 comtés
aux prochaines élections provinciales.
Ainsi, il s'affiche comme un parti poli-
tique.
L'ancien président du RIN, Je fa-
meux Marcel Chaput qui sest im-
posé deux longs jeûnes pour se faire
de la propagande et recueillir de l’ar-
gent pour ses activités, a fini par fon-
der son propre groupe, le PRQ (Le par-
ti républicain du Québec). C'est lui,
le misérable, qui a été le premier à
dire que la Reine s’exposait à de mau-
vais traitements si elle s'aventurait à
venir au Québec,
Puis, il y a le Front républicain
pour l'indépendance (FRI), le Front
de libération québécois (FLQ) qui a
fait le plus parler de lui par ses actes
de sabotage et de terrorisme (les bombes
de Montréal), l'Armée de libération du
Québec (ALOQ) qui a volé des armes
à deux dépots de l’armée canadienne,
l'Armée révolutionnaire du Québec,
: (ARQ) qui, en août dernier, voulut dé-
valiser un magasin d‘ammunition à
Montréal, avec deux morts, comme ré-
sultat.
Le Front de libération du Québec
a un petit journal passablement aga-
çant, “La cognée”, un autre groupe
publie “Parti-pris”
Et nous voici avec une litanie de
noms qui ne sont pas de tout repos:
RIN — Le rassemblement pour lin-
dépendance
: RN — Le regroupement national
PRQ — Le parti républicain du Qué-
bec
FRI — Le front républicain pour l’in-
dépendance
FLQ —- Le front de libérations qué-
bécois
— F.C.F.C.)
MERCREDI LE 7 OCTOBRE 1964
déclare Jean Lesage
programmes conjoints moyennant com-
pensation fiscale”. 1] en déduit que
“nous sommes en train de nous ache-
miner vers une situation de fait qui,
sans être parfaite, représentera tout
de même un progrès considérable par
rapport à Ja situation antéricure.”
Pas d'isolationnisme
“Notre action politique ne vise pas
à nous isoler des autres provinces du
pays”, a fait remarquer Je Premier mi-
nistre.
Malgré Yopposition à J'isolationnis-
me il y à “au moins deux revendica-
tions que font un très grand nombre
de Canadiens français au sujet de notre
Confédération.
“Le premier est un statut pour les
Canadiens de Jangne française égale
en tous égards à celui des Canadiens
de langue anglaise”, ajoutait M. Le-
sage.
Ceci signifie dans un avenir immédi-
at: le français comme langue en usage
dans l'administration fédérale et Je
français comme langue enseignée pour
les minorités françaises en dchors du
Québec.
“La deuxième revendication est une
ingénicuse décentralisation des pou-
voirs, des ressources et de l'autorité
dans notre système fédératif”,
Puis, M. Lesage a exprimé opinion
que le Québec croyait en “l'harmonie
au moyen de la consultation et de la
discussion entre égaux, et non par
l'uniformité imposée par un gouver-
nement central tout-puissant.”
“Je me considère comme obligé de
chercher des solutions radicales, peut-
être, mais je crois que nous nc résou-
drons pas nos problèmes en cherchant
des solutions qui peuvent nous diviscr
ct à une époque où d’autres font par-
tout des cfforts pour trouver des rai-
sons de nous unir: raisons d'ordre é-
conomique, politique et sonvent sim-
plement humain,” conclut M. Lesage.
“Je rappelle
dans l'autre langue
du Canada
l'initiative
de M. Cartier...
C'est en ces mots que Sa Majesté,
mardi après-midi, passait de l’an-
glais au français dans sa réponse
aux mots de bienvenue qui lui
furent adressés par les premiers
ministres de J’Ile-du-Prince-Edou-
ard et du Canada.
Sa Majesté comprend que Je fran-
çaïs est bel et bien l’autre langue du
Canada, et non la langue du Québec
ni même la langue des Canadiens
d'expression française,
Argument de plus pour répondre
à tant d’anglophones qui croient
ques les francophones cherchent à
imposer leur verbe à tout le pays,
alors que la Constitution et la Reine
reconnaissent que le français est
l'autre langue du Canada.
ALQ —- L'armée de libération du
Québec
ARQ — L'armée révolutionnaire du
Québec
Que penser de tout cela? Certes, il
y a de gros malaises au Québec. Mais
nous sommes près de la vérité en di-
sant que tous ces mouvements ne
comptent que quelques milliers de
membres, que ces membres sont très
jeunes pour la plupart, qu'ils ont su
faire parler d'eux, maïs l’ensemble du
peuplequébécois déplore ces mani-
festations et ces cris de violence.
Ce qui est triste, c'est que tous les
Québécois passent pour séparatistes
ou révolutionnaires, insubordonnés.
Qu'il se fasse un faux pas au Québec,
et, c’est toute la province qui y est
impliquée,
Non: Je Québec n’est ni séparatiste
ni révolutionnaire, mais il y a au Qué-
bec quelques poignées de séparatistes
et de révolutionnaires qui font parler
d'eux.
No. 46
Ferté!
Un juge, un avocat, un universitaire,
a val
Un juge, un avocat, un universitaire
avec trois médecins et trois prôûtres,
ça va encore!
Un juge, un avocat, un universitaire,
avec tros médecins et trois prêtres, et,
en plus, deux maïtres d'école, un gé-
rant d'entreprise, deux fermiers et une
mère de famille, ça va moins!
Et pourtant, tels étaient les mem-
bres de l'Exécutif de Y'A.C.F.A. pré-
sents à leur réunion de vendredi soir
dernier. Ces 15 personnes, de 8 à 11.30
p.m., ont relu, corrigé, précisé le mé-
moire que YA.C.F.A. présentera à la
Commission royale d'enquête sur le bi-'
linguisme ct le biculturalisme.
Que les trois prûtres aient été là,
ça ne surprend personne, puisqu'ils ont
si peu à faire ct ils n’ont pas de famille!
Mais tous les autres étaient là après
leurs journée normale de travail, quel-
ques-uns étaient venus de Bonnyville,
St-Paul, Legal ct Morinville.
Pendant trois grosses heures ces 15
personnes ont discuté avec aplomb et
sans gêne, avant Ja ferme conviction
de travailler pour leurs frères franco-
albertains. Les fermiers étaient aussi à
l'aise que k juge, la maman aussi à
l'aise que les prêtres ou les médecins.
Moi, j'étais un intrus Jà-dedans, un
invité tout simplement.
Et en étudiant avec eux ce rapport
de 45 pages qui fut préparé par un
comité spécial, sous la présidence du
nouveau vice-doyen de la Faculté des
Arts de l’Université d’Alberta, je pen-
sais tout bas ce que j'écris ce matin:
les Franco-Albertains sont-ils cons-
cients de ce que VA.C.F.A. fait pour
eux? sauront-ils un jour que le rapport
sur le bilinguisme a demandé une
somme immense de travail de Ja part
de plusieurs membres de l'Exécutif?
ces 15 personnes parlaient un fran-
çais à peu près impeccable, et je me
disais en moi-même: ‘peut-être que
tous ces hommes, lorsqu'ils avaient 15
ans, préféraient parler l'anglais parce
que c'était plus facile . . . et aujourd’-
hui, müûris par l'expérience et des prin-
cipes mieux assimilés, ils voient que
travailler pour la survivance du fran-
çais n’est pas du temps perdu, et ils
ne mettent pas leur drapeau dans leur
poche ..
le
n'avait pas eu toujours une
de chefs intelligents et con-
vaincus, qu'en serait-il devenu de la
minorité franco-albertaine? Et ce ne
sont pas tous des cheveux gris non plus!
les nôtres savent que l'A.C.F.A. est
là pour veiller à la survivance française
mais ils ne réalisent peut-être pas assez
que l'A.C.F.A. est faite d'hommes,
qu’elle demande des heures et des
heures de travail, que ces hommes
n'ont d'autre rétribution que la joie
d'oeuvrer pour le bien des leurs d’au-
jourd'hui et de demain.
si on
poignée
et quand s'arrête-t-on pour remer-
cier ces personnes de bonne volonté?
eux aussi pourraient préférer le salon,
Ja lecture, la télé, le ‘dérange-moi pas’.
Tant que nous aurons des hommes con-
vaincus, dans tous les échelons de notre
société catholique et française, il y
a espoir de lendemains plus beaux.
Membres de l'Exécutif de V'A.C.F.A.
qui étiez présents à l’assemblée de ven-
dredi soir, je vous salue avec respect
et reconnaissance, au nom de mes
frères franco-albertains. Et je salue
également les absents qui y sont allés
eux aussi de nombreuses heures de
démarches, de contacts, de discussions.
Et histoire de s'amuser, je suggère
un petit problème pour voir si on
connaît Jes chefs de FA.C.F.A. si on
peut les identifier. Pouvez-vous donner
la fonction ou la profession des per-
sonnes suivantes?
Boileau
juge
Bugeaud avocat
Chauvet surintendant
D'échène médecin
Gagnon recteur
Lacerte médecin
Lefebvre secrétaire
Mme gérant
Maynard fermier
Moquin maman
Moreau rédacteur
Motut fermier
Patoine professeur
Tellier universitaire
Tourigny médecin
“Si quelque chose arrivait à la Reine, personne n'en
serait plus fâché que les Canadiens français. J'ai vécu
avec eux toute ma vie. De fait, 95% de mes électeurs sont
des Canadiens français et ils sont certainement pour la
Reine. Rien ne leur plairait plus que de voir la Reine cir-
culer en voiture ouvertement à travers leur ville. Et Sa
Majesté est assez brave pour le faire aussi.‘
(David H. Burns, échevin de la Cité de Québec.)
4
Page 2 - | | | LA SURVIVANCE | - Mercredi le T octobre 1964
2 1,77
“Le journal dans notre vie-
Regardant l'actualité
\
avec les yeux des autres
éditorialistes
Le Devoir — Le Droit — L'Evangéline — Calgary Herald — The Ottawa Journal
Victoria Times — The Edmonton Journal
séparatisme et
Canadiens français
Daily Star, Toronto. — Il n’existe pas de
force plus corrosive qui menace l'unité nationa- |
le que ces actes de violence insensés et répétés
et les divagations des dirigeants du Front de
libération québécois.
Les explosions, les meurtres et les vols
d'armes sont devenus les symboles du sépara-
tisme et cette identification aux yeux du publie
est trop facilement allongée pour inclure des
Québécois sérieux et sensés qui réclament une
réforme légitime et responsable et un rôle plus
significatif pour le Canadien français. .
Si des élections générales devaient avoir
lieu demain, la simplification exagérée mais
inévitable des questions en jeu se produirait.
Le Canada français serait qualifié par des
politiciens eyniques comme l'incarnation et la
source de la violence et de la terreur.
Le Québec, qui serait avec raison déçu et
irrité d’être si injustement attaqué, pourrait
naturellement contre-attaquer sur le même ton.
I1 va sans dire qu’il pourrait difficilement en
être autrement. |
Des élections menées avec des armes aussi
destructives à la portée de la main. auraient
pour résultat de conduire à la calamité. La res-
ponsabilité pour faire respecter la loi incombe
à la province de Québec. Le premier ministre
Jean Lesage est l'homme pour rassurer les
Canadiens que le Québec dispose des moyens
pour faire face au problème terroriste.
Il est important d'identifier l'élément ex-
trémiste du Québec pour ce qu'il est véritable-
ment: une distortion des aspirations légitimes
des Canadiens d’expression française.
+ + +
bonne chance au Québec
Sentinel Review, Woodstock. — L'annonce
faite par le premier ministre du Québec, M.
Jean Lesage, que sa province a obtenu de la
C'olombie-Britannique un prêt à court terme et
à moyen terme de %100 millions est quelque
chose de tout à fait nouveau dans les annales
fiscales du Canada.
Le but de cet emprunt, naturellement, est
d'aider l'économie québécoise à se développer
à un rythme plns rapide que par le passé. Aussi,
souhaitons-nous bonne chance au Québec, car
ce fut ce retard sur le reste de l’économie ca-
nadienne qui fut depuis longtemps à la source
d'une bonne part de l’agitation que la province
connaît actnellement.
Cela pourrait également être l’indice d’un
nouveau chapître dans les relations inter-pro-
vineiales, Ainsi que le premier ministre Ben-
nett, de la Colombie-Britannique, l'a expliqué,
en parlant de cet emprunt, c’est là une façon
tangible de démontrer que ecux qui demeurent
en dehors de cette province sont intéressés à
son bien-être en tant que partie dn Canada. Il
a dit que c'était la façon de la Colombie-Bri-
tannique non seulement de parler d’un pays uni
mais de faire quelque chose de positif À cet
égard.
# # #
que voulons-nous?
Le Droit, Ottawa. — Que voulons-nous, Ca-
nadiens français?
A cette question, si souvent posée dans les
conversations et dans la presse anglaise, la
réponse est simple.
Nous voulons que dans les provinces de
la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de la
Saskatchewan, du Manitoba, de l'Ontario, du
Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse et
de Terre-Neuve, les Canadiens français soient
traités comme on a toujours traité dans la pro-
vince de Québec les Canadiens anglais.
Nous le voulons parce que ce serait con-
forme à l'esprit, sinon à la lettre, de la çons-
titution et parce que nous souhaitons que vive
la Confédération.
Nous réclamons en conséquence une ré- .
vision de l’Acte de l'Amérique du Nord britan-
nique ; nous réclamons cette révision aussi par-
ce que trop d'articles de l’Acte sont imprécis,
équivoques, et que leur interprétation, à cause
même de cette rédaction vague, prive parfois
la province de Québec de revenus et d’attributs
auxquels elle a droit du seul fait qu'à l’intérieur
de ses frontières vivent la majorité des Cana-
diens d’origine française, les descendants des
découvreurs, des explorateurs et des colonisa-
teurs de tout le Canada.
#* # L2
et nos minorités?
L'Action, Québec. — Le Conseil de la Vie
française vient de tenir sa réunion annuelle à
Québec. Cet organisme qui a pour mission de
veiller à conserver vivante la culture fran-
çaise en terre d'Amérique s’est penché sur les
nombreux problèmes de Fheure, en particulier
sur celui que pose, pour les minorités, les am-
hitions indépendantistes qui se manifestent au
Québec.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître,
l'agitation séparatiste des-récentes années a
souvent servi la cause des minorités canadien-
nes-françaises du Canada maïs, en même temps,
elle leur cause de profondes inquiétudes.
La nouvelle détermination qui anime les
Canadiens français du Québec de se faire res-
pecter, d’être maîtres chez eux, d'exiger la
pleine mesure de leurs droits, de s'affirmer
sur les plans économiques et culturels, consti-
tue, pour les groupes minoritaires francophones
du pays, un encouragement et un exemple. Ils
y trouvent un stimulant à leur fièrté nationale
canadienne-francaise.
Un Québec fort, respecté et même quel-
que peu craint au sein du Canada, est la meil-
leure assurance que puissent avoir nos com-
patriotes des autres provinces dans les luttes
qu'ils livrent pour obtenir le respect intégral
de tous leurs droits.
Mais autant. une chose peut être bonne
lorsqu'on en fait usage avec prudence et dis-
cernement, autant elle peut devenir dangereuse
et dommageable lorsqu'on en exagère. Ainsi en
est-il de l'indépendance et du séparatisme. Et
c’est pourquoi des minorités craignent que dans
leurs efforts de redressement d’une situation
inacceptable, certains éléments du Québec ail-
lent trop loin.
La séparation complète et radicale du Qué-
bec d’avee le reste du Canada ne pourrait, af-
firment les représentants les plus qualifiés de
nos minorités, qu'entraîner leur disparition
comme groupe distinct de langue française.
À l'appui de cette affirmation, ils citent l’ex-
emple des Canadiens français émigrés en Nou-
velle Angleterre où, malgré leur nombre, mal-
gré l’homogénéité relative de leurs groupe-
ments, ils ont été peu à peu assimilés par l’élé-
ment anglophone, ne conservant le français que
comme langue de culture secondaire, voire
même de folklore.
Le Conseil de la Vie française, formé de
représentants des groupes canadiens-français
de toutes les provinces canadiennes ne peut pas
done rester insensible à la fois aux espoirs que
soulève chez nos minorités le nouveau dyna-
misme du Québec, et aux inquiétudes que sus-
citent ses manifestations les plus extrémistes.
11 se fait donc le défenseur de la thèse selon
laquelle le Québec doit être fort au sein de la
Confédération canadienne pour pouvoir y exer-
cer une influence salutaire pour les groupes
canadiens-français qui entretiennent la vie fran-
caise d'un bout à l’autre du pays.
Ce que les minorités reprochent le plus
aux mouvements séparatistes, c'est d'ignorer
complètement que un cinquième de ja popula-
tion canadienne-française du pays habite hors
du Québec. Fit pour la grande majorité, ces
minorités, sont issues du Québec; elles sont
le résultat des efforts des Canadiens français
pour porter leur culture, leur langue et leur
foi, d'un océan à l’autre.
Rejeter les minorités comme quantité né-
gligeable pour s’enfermer dans un Québee po-
litiquement, économiquement, socialement et
culturellement distinct du reste du Canada,
équivaudrait done à renier tout un passé his-
torique, à trahir notre mission, à capituler, tout
shnplement, devant les obstacles et difficultés
d'adapter la constitution canadienne aux réa-
lités de l’heure. Et cette adaptation est né-
cessaire pour satisfaire à la fois les exigences
légitimes d’un Québec fort, concrétisant dans
des cadres politiques et économiques le Canada
français ; ct celles des minorités dispersées dans
des milieux anglophones mais qui, pour autant,
n’en possèdent pas moins des droits inaltéra-
bles à leur propre essor culturel.
Nous ne croyons pas que les Canadiens
français du Québec soient des lâcheurs. Et l’af-
firmation d’un Québec fort au sein d’un tout
canadien est possible. C’est ce que croient sin-
cèrement nos minorités canadiennes-françaises
animées, plus qu’en aucun autre temps de notre
histoire, d’une solide volonté de survivre, de
s'épanouir et de prospérer. Non, les minorités
ne sont pas finies, et la survivance française
hors du Québec n’est pas éteinte. On n'a qu’à
sortir de la province avec les yeux ouverts pour
s’en convaincre.
Jean Hubert.
LI # #
deux foires?
Le Chronicle-Herald, Halifax, — On a dit du
mal sur certains politiciens du Québec en raï-
son de leurs tendances séparatistes et, dans
certains cas, les critiques étaient justifiées,
Par ailleurs, les Québecois ne détiennent pas
le monopole du refus de coopérer. C’est plutôt
le contraire qui est évident. Dans ce bastion
anglo-saxon qu’est la Colombie-Britannique le
Premier ministre Bennett, chef de l'un des
gouvernements provinciaux les plus retranchés
du pays, est réputé pour ses gestes isolation-
nistes et généralement opposé à tout ce qui
pourrait être profitable uniquement aux autres
provinces.
Sa plus récente décision a consisté à organi-
ser une foire internationale à Vancouver, en
1967—en même temps qu’aura lieu PExposition
universelle de Montréal. |
_ Ce n’est pas que M. Bennett ait définitive.
ment. annoncé que sa province ne participera
pas à l'Expo *67. Il a affirmé la semaine der-
nière qu'il se pourrait qu’il fasse un “modeste”
effort si toutes les autres provinces possèdent
leur propre kiosque. Néanmoins, il n’a laissé
aueun doute que la foire de Vancouver aura
priorité.
Un manque d’enthousisame aussi flagrant
pourrait faire un tort considérable à l'Expo
‘67, tout spécialement quand ce manque de
coopération provient d’une province qui ne
cesse de se vanter que ses standards dans tous
les domaines sont supérieurs à ceux de toutes
les autres provinces,
- La déclaration de M. Bennett démontre un
manque d'intérêt pour le principal événement
dans le cadre des fêtes du centenaire de la
Confédération et la première exposition uni-
verselle tenue au Canada. Le ton qu’il a adopté
démontre d’ailleurs une des pires catégories
dégoiïsme. La foire industrielle de la C.-B.
pourrait facilement attendre une autre année.
(21 août)
LA SURVIVANCE
Hebdomadaire publié tous les mercredis à
10010 - 109ème rue, Edmonton, Alberta.
Tél.: Direction: GA 2-0388; Imprimerie: GA 2-4702
Journal ésoeal en politique et
. entièrement consacré
Directeur: R.P. Jean Patoine, o.mi.
Rédacteur: R.P. Clément Tourigny, 0.mi,
PRIX DE L’'ABONNEMENT
$3.50 par an ou $2.00 pour 6 mois;
: Etats-Unis et Europe: $4.50 par an.
Organe officiel des Associations françaises
d’Alberta et de Colombie.
Autorisé comme envoie postal de la deuxième classe,
Ministère des Postes, Ottawa, avec paiement comptant.
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MERCREDI LE 7 OCTOBRE 1964
la cause religieuse et nationale.
La Bible vous parle
Avant la ruine, le coeur de l’homme
s'élève, mais l'humilité précède la gloire.
(Prov 18, 12).
L 2 * LA
La Sagesse donna au juste la palme en
un rude combat, pour Jui apprendre que
la piété est plus puissante que tout.
(Sag 10, 12 )
(TEXTES CHOISIS PAR LA SOCIETE
CATHOLIQUE DE LA BIBLE.) |
CCC.— Le fondateur du New-York
Herald, James Gordon Bennet, n’hé-
sitait pas à dire: “Un journal peut
envoyer plus d'Ââmes au ciel et en sau-
ver davantage de l'enfer que toutes
les églises et temples de New-York et,
en outre, gagner de l“argent”. C'est
dire qu’il considérait le journal com-
me un produit commercial certes, mais
d'une singulière puissance. -
On aura une idée de cette puissance
si l’on se rappelle que les quotidiens
du monde entier publient à quelque
250 millions d'exemplaires chaque jour.
Au Canada seulement on compte 115
journaux quotidiens, dont 12 de Jan-
gue française. Et de ce dernier groupe,
9 sont pubilés au Québec, totalisant
près d’un million d’exemplaires. Il y a
6 quotidiens en d’autres langues.
Le journal demeure l’un des princi-
paux moyens de culture et d’informa-
tion populaires. L'homme moderne veut
savoir et il a le temps de se renseigner.
I y a un siècle, l’homme travaillait
70 heures par semaine et vivait 40
ans. Aujourd'hui, il vit 70 ans et tra-
vaille 40 heures, 1 a donc plus de äoi-
sirs. On a calculé qu'environ 70% des
ouvriers et employés disposent de 3
à 7 heures de temps libre par jour.
Une bonne partie de ce temps libre est
consacré à la radio et la télévision,
bien sûr, mais le journal a aussi sa
bonne part. Ainsi, lors de l'assassinat
du Président Kennedy, chacun a pu
suivre à da télévision, minute par mi-
nute, le drame de Dallas. Mais le len-
demain, chacun a voulu relire lévé-
nement à tête reposée, en mieux com-
prendre la portée. Et l’on a acheté
abondamment Jes quotidiens. Le jour-
nal France-Soir, par exemple à vu
monter son tirage habituel de 1,046,000
exemplaires à 2,175,000.
Enfin, signalons l'attitude des pou-
voirs publics à l'égard de la presse.
Lorsqu'ils la cajolent, cherchent à Ja-
cheter, l’asservissent ou la réduisent
au silence, ils prouvent une fois de plus
qu’ils la considèrent comme une redou-
table puissance. ,
Mais si l'on veut aller plus loin et
connaître la nature de linfluence que
le journal exerce sur l'opinion publique,
c’est autre chose. À notre connaissance,
aucune étude scientifique n’a encore
approfondi la question. Il semble ce-
pendant que le grand journal moderne
d’information s'adresse avant tout aux
masses et se préoccupe de rassembler
le plus grand nombre de lecteurs.
Cette préoccupation du grand nom-
bre est un impératif du caractère com-
mercial de l'entreprise qu'est un jour-
nal. Cela n’est pas un mal en soi, mais
cela comporte plusieurs tentations ou
dangers auxquels doivent faire face les
journaux des plus populaires. Danger
de se trouver à la merci des grandes
agences pour information mondiale
et internationale. Tentation de céder
à des pressions pour des raisons d’in-
térêt financier. Et surtout, tentation
d'oublier l'échelle des valeurs dans l'in-
formation en mettant l'accent sur Jes
faits divers, les accidents et désastres,
les crimes et les nouvelles à sensation.
Quoiqu'il en soit, le journal doit
être considéré comme une redoutable
puissance, En face de cette puissance,
à laquelle à peu près personne n’é-
chappe, il existe toute une gamme
d’attitudes possibles, depuis la passi-
vité béate jusqu’à l’esprit critique sur-
volté, ;
On sait que le droit à l'information
a été proclamé par le Pape Jean XXIIT
comme fondamental à l’homme mo-
derne. L'Assemblée générale des Na-
tions Unies et la convention européen-
ne de sauvegarde des droits de l'hom-
me et des libertés fondamentales a-
vaient d’ailleurs pris position dans le
même sens.
On sait aussi que l’information a une
fonction sociale; le rapprochement des
hommes, leur compréhension mutuel-
le, la création de ces liens qui doivent
des amener à travailler ensemble à
l'oeuvre commencée: l'édification d’un
monde à la mesure de l'homme.
Or, le journal est incontestablement
lun des principaux véhicules de l’in-
formation. La radio, la télévision et
même, dans certaine mesure, le ciné-
mea contribuent puissamment à sa dif-
“Ia semaine des techniques de diffusion” vient de Se
Québec. À travers la province, la chaire de vérité, la ra É © “he
nal la télévision, ont parlé tour à tour de Ja place que fe jou:
: it où ie des gens. Nous publions 1e1 un
occupe ou doit occuper dans la vie des ge 18. Ni pui Frs
article de la CCC; et quelques extraits d'une con ue
par Monsieur Jean-Marc Poliquin, courriériste parlementaire.
puissance de la presse (CCC)
fusion, mais le journal par son impor-
tance quantitative et son caractère
propre demeure le complément néces-
saire de l'information quand il n'en
est pas l'unique source pour un certain
nombre de gens.
Il appartient au lecteur de juger si
son journal remplit ou non une fonc-
tion sociale constructive. Et pour porter
ce jugement, deux qualités nous parais-
sent particulièrement nécessaires: une
conscience chrétienne bien formée qui
permettra d'évaluer l'information à Ja
lumière de l'enseignement de l'Eglise,
et un sens critique développé qui aide-
ra à faire le partage entre l'erreur et
la vérité, l'essentiel et l'accessoire, l'in-
formation et la propagande pure et
simple.
Il est important que s'établisse entre
les lecteurs et les responsables du jour- .
nal un dialogue continuel. Le journa-
liste fait un métier difficile. Le lec-
teur peut et doit l'aider. 11 le fera en
acceptant de consacrer une partie im-
zortante de ses loisirs au devoir d’in-
formation et en communiquant ses O-
pinions, favorables ou défavorables, à
la rédaction de son journal.
Pour en venir à une semblable qua-
lité de lecteurs qui auront une cons-
cience de plus en plus aigue de l'im-
portance du journal dans leur vie, il
faudra que le niveau d'instruction, de
culture et de civisme s'élève. Aussi
faut-il louer les efforts des pouvoirs
publics et des corps intermédiaires
pour l'éducation des adultes, ou ce
qu'on appelle maintenant l'éducation
permanente. +
comment lire le journal (J.-M. Poliquin)
Dans la plupart des cas, les lecteurs
parcourent des feuilles quotidiennes ou
hebdomadaires pour eux-mêmes. Ce-
pendant, lire pour soi devrait signifier:
syntoniser le prochain, observer cet
animal aux réactions imprévibles qui
mérite parfois de s'appeler l’homme,
aggrandir le cercle de ses préoccupa-
tions, s'ouvrir aux réalités de la patrie,
dilater son âme aux dimensions du
monde moderne.
Notre lecture du journal est le plus
souvent hâtive. Elle devrait, de temps
en temps, nous aïiguiller vers des ré-
flexions amples et profondes,
Ainsi, depuis quelques jours, le jour-
nal souligne le cinquantenaire du Ro-
yal 22e. En réapprenant Îles prouesses
d'un des plus glorieux régiments du
Canada français, nous devrions réflé-
chir au fait que Ja nation qui s’est le
plus farouchement opposée à la cons-
cription est aussi celle qui, par le vo-
lontariat, a envoyé le plus d'hommes
au front, toute proportion gardée.
Le journal note les efforts que
tentent les néo-démocrates aux Com-
munes pour réformer la procédure
parlementaire. C'est une autre occa-
sion de s'inculquer assez de civisme
pour apprécier l’oeuvre de nos hommes
publics. C’est aussi, le moment de mé-
diter sur les limites de Ja liberté de
parole en démocratie.
Les agences de nouvelles signalent
que, de l'avis de Cabot Lodge, les
pressions des gouvernements étrangers
sur Pékin sont inutiles, parce que le
dragon se nourrit de fanatisme, D'au-
tre part, M. Paul Martin répète que
l'isolement de Mao Tsé Tung compro-
met da paix mondiale. Quel que soit
de parti que l’on prenne dans cette
controverse, il est à propos de réflé-
chir sur ce peuple de ‘700 millions
d'hommes dont l’irruption dans les af-
faires mondiales menace de boulever-
ser notre politique, notre économie,
notre dispositif de défense militaire.
Au fond, nul ne lit de telles choses
uniquement pour soi. En tous cas, ce-
lui qui est père de famille doit lire
aussi pour ses enfants. Il a Yobligation
d'orienter parfois, en fonction du jour-
nal,. les conversations de la famille
réunie.
À côté des illustrés que les enfants
disent ouvertement et que des parents
lisent en cachette, s’alignent dans le
journal des colonnes d'articles sur la
situation internationale, sur nos hom-
mes politiques, sur les grèves des syn-
dicats, sur les ouragans qui dévastent
divers coins du globe. C’est aux pa-
rents d'infléchir l'avidité de lecture de
enfant par des commentaires qui at-
tirent son attention sur ces problèmes.
Ils peuvent d’une phrase commenter
uve grève de façon à épanouir le sens
social de l'enfant, signaler une famine
en Inde de manière à le rendre cons-
cient de la misère de tel ou tel peuple
lointain. Une telle prise de conscience
s'impose, puisque, selon l’épitre d’au-
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“En suivant le crayon de .. ?
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jourd’hui, “nous sommes membres les
uns des autres.”
Pourquoi la mère qui scrute le car-
net mondain et Jes pages de mode ne
s'habituerait-elle pas à en extraire de
quoi former le goût de ses filles, raf-
finer leurs manières, les préparer à
résoudre les problèmes de la vie fé-
minine?
Pourquoi, occasionnellement, le père
qui s’attarde si volontiers dans les pa-
ges sportives ne convierait-il pas ses
garcons à imiter ceux de nos athlètes
qui sont des hommes de travail, de
courage et d’idéal?
Reste le troisième cas, celui de
léducateur de profession qui lit pour
ses élèves, entre deux préparations de
classes.
Le professeur d'histoire qui disserte
du rayonnement séculaire de la France
peut faire le lien entre le président
qui, descendant de sa Caravelle, va
enthousismer l'Amérique du Sud, et les
têtes couronnées de Paris qui, au 16e
et 17e siècle, façonnaient le destin du
monde civilisé. L'article de journal
s'insère avec profit entre deux pages
an grave manuel d'histoire. Ne pas
l'insérer, c'est précipiter le divorce
entre l'école et la vie, c’est oublie
bêtement que nous étudions le passé
dans le seul dessein de mieux conn
aitre
Je présent.
Le professeur de littérature à autant
. de chances. Après avoir parcouru Jes
pages artistiques du journal, il peut
guider ses élèves dans le choix des
émissions de radio, des programmes de
télévision, des pièces de théâtre,
Le professeur de catéchisme et de
religion est sans doute le privilégié,
Il trouve à pleines pages dans son
journal de quoi étoffer son enseigne-
ment sur les problèmes les plus im.
portants de la vie surnaturelle, y com.
pris celui du mal dans le monde, Car
de quoi nous entretient surtout Je
journal, sinon de la douleur univer.
selle qui frappe les affamés de l'Inde
les inondés de la Floride, les enfants
de Chypre tombés sous les bombes au
napalm, les persécutés du Vietnam,
Le journal parle aussi des victimes
d'accident et des malades chroniques
qui Janguissent dans les hôpitaux, C'est
le moment de rappeler que la question
capitale à resoudre ici-bas est celle de
Ja transformation de la souffrance,
L’humanité semble voguer sur une
mer de souffrance. Elle souffre une
passion afin de parachever, selon le mot
de saint Paul aux Collossiens, les souf.
frances de Celui qui s’est fait crucifier
sur une montagne près de Jérusalem.
À ceux-là que la douleur physique
crucifie sur un lit d'hôpital, à ceux-là
encore qui sont crucifiés dans Jeur
honneur par la faute d’un être cher, à
ceux-là que Ja pauvreté crucilie à
des inquiétudes, je rappellerai que dans
lévangile d'aujourd'hui, une parabole
met en scène des invités à un festin de
noce qui devaient avoir une robe nup-
tiale et elle mentionne le mystère de
la présentation en disant qu'il v a
beaucoup d’appelés et peu d'élus,
À ces crucifiés que je plains, qu'il
soit permis de dire: puissent vos
souffrances tisser le vêtement qui vous
fera admettre au festin éternel avec
le petit nombre des élus.
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Mercredi le 7 octobre 1964
LA SURVIVANCE
(suite de la semaine démière)
ll m'a alors regardée avec un peu
de malice., |
—Alors, vous flirtez tous les deux?
_—Celui avec qui je flirterai n’est pas
encore né, ai-je répondu dignement,
Nous nous occupons de choses sérieu-
ses, M. Augillet et moi.
—Augillet mon cher, je voulais é-
galement vous dire quelque chose à
propos de votre nom. Je l'ai lu dans
mon journal au bas d’un article, ma foi
bien construit. S’agit-il d’un parent ou
d'un homonyme?
Charles a rougi mais a répondu vail-
Jamment:
—Il s’agit de moi-même, monsieur.
—Je vous croyais peintre?
—-Je fais également un peu de jour-
nalisme à l’occasion, la peinture ne
nourrit pas son homme, vous vous en
doutez.
On n’entremêle pas le mensonge et
la vérité avec plus d’astuce, Je regar-
dai notre détective avec une admira-
tion réprobatrice. M. de Kaen, il est
vraiment très bien quand ül rit: un air
de père de famille.
—Je suis très inquiet d’avoir un jour-
naliste à domicile, dit-il. Ce sont des
gens si curieux! et la curiosité peut
être dangereuse.
—Pas pendant les vacances, a affir-
mé Charles gaiement. Je suis en con-
gé et, vous savez, un reporter en congé
est un être complètement vidé de toute
matière cérébrale,
—De quoi parlez-vous avec cette de-
moiselle?
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TELLE CET EL
DE HATI SKOL
Electeurs des Commissaires
d’Ecoles Séparées
Aux.élections du 14 octobre prochain
élisez donc un homme d expérience :
Dr L. Aimé Arès
ÊCARES, Lime
JL‘ 7 inséiée par le Comité du Dr L. À. Arès
avons de multiples chaperons, vos vieil-
les servantes et ce sympathique clo-
chard,
. M. de Kaen lança un bref ocup d'oeil
à Panade: celui-ci semblait assoupi mais
Je surpris très bien un regard vif qui
filtrait sous ses paupières. Il aurait dû,
4 mon avis, scruter attentivement le vi.
sage de notre hôte pour déceler s'il é-
tait ou non le coupable, Mais il n’exa-
minait que ses jambes de pantalon en
tissu anglais. M, de Kaen s'était laissé
tomber sur une chaise de paille,
—Cet assassinat, quelle histoire] Je
comprends qu’il surexcite de jeunes
imaginations. Moi-même qui ai été mé-
lé à bien des drames au cours de mes
voyages, la pensée de ce crime me don-
ne des cauchemars. 1] faut absolument
découvrir le coupable.
—Ce n’est pas vous? ai-je demandé
un peu imprudemment.
—Le pensiez-vous, chère enfant?
—-Je soupçonne tout le monde. sauf
moi,
—Je suis dans le même cas, a-t-il
répondu.
—Moi aussi, ajouti Charles.
Nous n’avons pas pu nous empêcher
de rire.
—-Cela limite tout de même les re-
cherches, a conclu M. de Kaen. Il ne
reste comme coupables présumés que
les domestiques.
—Moins Simon, ai-je précisé.
—Comme de juste!
-—Et les femmes sont innocentes, de
même que le neveu de la cuisinière;
je les surveiïllais de près la nuit du cri-
me, nous faisions des tours de cartes.
—De mieux en mieux. Il ne reste
donc comme suspects que ma soeur,
mon neveu et mon notaire.
—Exactement, ai-je fait, ravie.
I a pris un air soucieux.
—C'est peu vraisemblable. Il faut
une certaine force physique pour en-
foncer un poignard dans le coeur d’un
homme.
—Alors ce n’est pas le notaire, ai-je
dit, il est anémique physiquement et
moralement,
—Mario me semble hors de cause,
a fait vivement Charles, et. Mile
Clara aussi. Il n’ont pas un tempéra-
ment de meurtriers.
Nous nous sommes tus pendant quel-
ques minutes, réfléchissant.
—Nous aboutissons à une impasse,
dit enfin M. de Kaen.
Je me mis à penser tout haut:
—La moitié des habitants du château
a un alibi pour l'heure du meurtre.
et l’autre moitié n’en a pas. Les deux
cas ne valent pas mieux l’un que l'au-
tre. Ce qu’il faudrait savoir, c’est où se
trouvaient tous ces gens à l'heure du
premier crime.
J'allais continuer à développer mon
idée lorsque Panade, qui dodelinait de
la tête, a laissé tomber son assiette
qu’il n'avait pas lôchée dans son som-
meil: elle chut sur le sol et se brisa en
morceaux. Au bruit de vaisselle cassée,
la cuisinière accourut de je ne sais où.
—Maladroit! cria-t-elle.
Réveillé en sursaut, Panade ouvrait
des yeux ahuris. M. de Kaen s’adressa
à Charles:
Il fait un temps superbe. Cela vous
contrarierait-il, jeune homme, de faire
un petit tour de parc avec moi?
Non, monsieur, au contrairel
Ïls partirent ensemble. Et je suis
remontée pour t'écrire. Ah! quelle com-
plication qu’un assassinat dans une
maison! C’est pire qu’un mariagel
J'ai interrompu ma lettre pour aller
déjeuner et la reprends seulement ce
soir. Il fait beau en ce moment. Après
le café j'ai demandé à Mario s’il vou-
lait que nous reprenions nos promena-
des dans la campagne comme avant l'as-
sassinat, Il a répondu:
—Non, pas aujourd'huil
Et dix minutes plus tard, je le voyais
partir subrepticement vers la campa-
gne par la petite porte du parc. Ah! tu
as des amis singuliers! ne,
Vexée, je me suis repliée sur la cui-
sine. Panade y était déjà, Charles est
arrivé peu après. Il a mauvaise mine.
Il devait pourtant être heureux, il ya
trois jours au moins quon na pas vu
Le Dr L. Aimé ARES fut
commissaire d'écoles sépa-
rées de Jasper Place du-
rant trois années. Il a donc
toute l'expérience voulue
pour vous représenter au
Conseil des Ecoles Sépa-
rées d'Edmonton.
[x |
le notaire. Ils ne peuvent pas se sentir!
Nous sommes restés là tous les trois
ruminant nos pensées, c’est-à-dire que
je parlais toute seule et que les autres
ruminaicnt. Les femmes étaient parties
vers Ja prairie pour cueillir des cerises
en vue des confitures: l’idiot grimpe
dans l'arbre et ses compagnes ramas-
sent, J'aurais bien voulu les accom-
pagner, tu penses, mais le devoir a-
vant tout!
Quand jai été fatiguée de parler, je
me suis tue. Et c’est alors que M. de
Kaen est entré, nous ne l'avions pas
entendu venir. Charles ct moi nous
nous sommes levés, Panade s'est en-
foncé dans le coin de la cheminée. No-
tre hôte lui a jeté un regard bienveil-
Jant.
Panade a ronchonné quelque chose,
comme un mendiant sans éducation.
Charles a dit aussitôt:
—Excusez-le, il est sourd comme un
pot, c’est un pauvre diable.
—Ù est navrant, a répondu M. de
Kaen, sans hausser la voix, de rencon-
trer de pareils débris humains. Enfin,
j'espère que ce malheureux trouvera
ici un peu de paix et de bien-être.
J'ai regardé le débris humain qui a
cligné de l'oeil par-dessous le bord de
son chapeau. M. de Kaen a continué en
souriant:
—Je suis très curieux peut-être, mais
je me suis aperçu depuis quelques jours
que la jeunesse du château désertait
volontiers le salon pour la cuisine. Cela
m'intriguel Est-ce que Mario n’est pas
avec vous?
—Il ne vient jamais avec nous, ai-je
répondu vivement pour éviter un bli-
me à ton copain.
Anthony à paru soulagé par cette
nouvelle,
(à suivre)
Catholiques
et protestants
se rapprochent
La transformation profonde des rap-
ports entre protestants et catholiques,
que l’on a pu observer dans toute la
chrétienté au cours des cinq dernières
années, est un phénomène sans précé-
dant, qu’analyse Sélection du Reader's
Digest dans son numéro d'octobre.
Le Centre oecuménique de Montréal
ouvert J'an dernier par le cardinal
Paul-Emile Léger, symbolise bien le
nouvel esprit qui anime le monde chré-
tien. C’est un lieu où clercs et laies de
toutes croyances peuvent se rencontrer
pour échanger des opinions controver-
sées, et pour tenter de trouver un
terrain d'entente. “Notre tâche, expli-
que le R. P. IJrénée Beaubien, SJ,
consiste à faire tomber les préjugés
» 7
des deux côtés.
Au Centre, où le tiers des visiteurs
se compose ge non<atholiques, le
RP. Beaubien et son personnel don-
nent des renseignements sur le catho-
licisme, tout en invitant, d'autre part,
des ministres protestants à expliquer
leurs croyances à des catholiques. Ils
ont contribué à mettre sur pied des
groupes de discussion et à favoriser
d’aûtres échanges inter--religieux.
Ainsi, en avril dernier, un groupe
composé de dix anglicans, de dix pro-
testants, de dix orthodoxes et de 15
catholiques, a fait un “Voyage de fra-
ternisation chrétienne” au Centre oe-
cuménique de Boston. “Quand nous
faisions des prières pour l'unité chré-
tienne, nous étions réellement unis”,
déclare le Père Beaubien,
Le Centre de Montréal est une des
initiatives hardies du cardinal Léger,
de qui l’on a déjà dit qu'il était “cent
ans en avance sur son temps”, En 1958
avant le concile oeucuménique du Va-
tican, il encourageait Je dialogue entre
les prêtres et des ministres protestants,
“Petit à petit, nous avons appris à nous
connaître et à nous estimer mutuelle-
ment”, dit le Père Beaubien.
Puis, des théologiens catholiques ont
engagé le dialogue avec la faculté de
théologie de l'Université McGill A
mesure que les groupes de discussion
se multipliaient, le mouvement prenait
vraiment un caractère oecuménique,
englobant Français et Anglais, catho-
liques et protestants, clercs et laics. En
1962, le cardinal Léger créait une
commission diocésaine sur l’'oecuménis-
me — June des premières au monde -
et projetait l'établissement d’un Centre
oecuménique.
La réaction des non--catholiques fut
cordiale, En 1963, avait lieu à Mont-
réal, c’està-dire pour la première fois
dans une ville catholique, la Conféren-
ce sur la foi et le magistère, organisée
par le Conseil mondial des Eglises, a-
vec le concours de trois prêtres catho-
liques, qui prirent une part active
aux préparatifs. “Il y dix ans, dit Je
P. Beaubien, peu de prêtres avaient
des rapports avec les ministres pro-
testants, et vice-versa. Maïs cela, dit-il
est en train de changer rapidement.”
Récemment, par exemple, après l’ap-
pel lancé par le cardinal Léger pour
soulager la misère des lépreux africains
une église anglicane lui remettait le
montaut d’une collecte faite en faveur
de ces malades. “Ce qui importe, dé-
clare Je Très Révérend Kenneth Ma-
guire, évêque anglican de Montréal,
c'est qu’une atmosphère de réelle fra-
ternité oecuménique domine ici, à l'heu-
re actuelle.”
Le Centre oecuménique de Mont-
réal a ses bureaux au 1444, rue Drum-
mond, Montréal 95.
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Dans le cas de Marguerite d'Youville, c'est vers l'âge
de dix-huit ans que la Providence manifeste ses vues à son
égard. Dieu la fortifiera par l'épreuve. Courageuse et labo-
rieuse, Marguerite est une jeune fille à l'extérieur attirant,
Grande, enjouée, gracieuse, elle ne
manque pas d'admirateurs et con-
naît beaucoup de succès dans la
petite société de Varennes. Un
jeune homme distingué s'éprend
de ses qualités, gagne son coeur
et demande sa main. Le bonheur
frappe à la porte mais n'entre
pas. La mère de Marguerite s’est
remariée et son beau-père, brouil-
lon, écarte le prétendant trop sus-
ceptible qui craint une mésallian-
ce. La jeune fille meurtrie s'incli-
ne devant cette épreuve qu'elle
n’a pas méritée, Elle cherche l’ou-
bli dans un dévouement redoublé
au service de ses frères et de ses soeurs.
Le Comité des Fondateurs de l'Eglise du Canada
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Les 22 martyrs de l'Ouganda
par le R. P. Adrien Hamel, p.d.
“C’est une histoire qu’on ne saurait taire”
Le 18 octobre prochain, Dimanche
des Missions, et en pleine 3ème ses-
sion du Concile Vatican II, aura lieu
à St-Pierre de Rome la canonisation
des 22 martyrs de l'Ouganda, Afrique
de PEst, et la montée sur les autels
des Premiers Saints de Race Bantoue.
Couronnement d’une authentique et
merveilleuse histoire!
Au mois d'août, 1886, l'Univers Ca-
tholique, apprenait avec émotion et
fierté, la mort héroïque de 21 Afri-
cains d’un pays à peine connu, 'Ou-
ganda. 30 ans auparavant, en 1856, les
explorateurs Speke et Grant, avaient,
les premiers blancs, visité le roi Mu-
tesa, à Kampala, capitale de l’'Ougan-
da.
L'admiration pour ces héros gran-
dissait à mesure que les circonstances
du martyre étaient mieux connues. Il
s'agissait de jeunes gens; leur chef,
Charles Lwanga, avait 20 ans, et même
d'enfants, comme Kizito agé à peine
de 15 ans.
Chez eux, la foi aussi bien que la
valeur n’avait pas attendu le nombre
des années. La Société des Pères
Blancs, Missionnaires d'Afrique, Soci-
été fondée, à Alger, par S. Em. le
Cardinal Lavigerie, en 1868, avait en-
voyé 3 missionnaires en Ouganda, en
1879.
Les premiers baptêmes avaient été
administrés en 1880. De 1882 à 1884,
les missionnaires avaient dû s’exiler au
Sud du Lac Victoria-Nyanza, et des
le 15 novembre, 1885, une première
persécution commençait, avec le mar-
tyre de Joseph Mukasa, pour durer
jusqu’au 27 janvier, 1887 avec la dé-’
capitation de Jean-Marie Muzeyi, Je
22ième des martyres.
On ne sait au juste le nombre de
ceux qui périrent durant toute cette
période, sinon de ces 22, mais ce qui
est plus sûr, c'est que Ouganda n'a-
vait eu que 8 années au plus d’évan-
gélisation, quand ces jeunes chrétiens
furent appelés à donner le suprême
témoignage. Quelques-uns d’entr'eux,
tels: Kizito, Gyavira, Mugagga et Mba-
ga Tuzinde furent baptisés, le 26 mai
1886, soit 8 jours avant d’être brulés
vifs, à Namugongo, le 3 juin, 1886.
Ces jeunes héros et intrépides con-
fesseurs d’une Foi toute récente, étai-
ent en même temps, des Martyres de
la Chasteté. Les documents canoniques
déposés à l’occasion de leur Béatifica-
tion par Benoit XV, le 6 juin 1920, dé-
montrent éloquemment que toute la
haine du Roi, Mwanga, successeur de
Mutesa, était inspirée par le refus ca-
tégorique de ses pages chrétiens, à se
soumettre aux instincts homosexuels de
leur souverain. Déjà, en 1856, les ex-
plorateurs Speke et Grant avaient no-
té cette dépravation des moeurs de la
cour du roi; même en 1875, Sir Henry
Stanley, en était frappé, et l’attribu-
ait à l'influence des Arabes. On com-
prend mieux maintenant, le rôle pro-
tecteur et glorieux d’un des martyres,
Charles Lwanga qui, après la-mort de
Joseph Mukasa, avait été mis à la té-
te des 500 pages du roi. Il devait user
de toutes sortes de superfuges pour
soustraire des pages chrétiens à la ma-
licieuse influence de Mwanga, qui
d’ailleurs réalisait ce qui se passait.
Jours après jours, Charles Lwanga de-
vait subir les reproches du roi, ou en-
core repousser ses cajoleries et ses pro-
messes. Chaque fois que le roi appelait
un de ces pages chrétien, ou catéchu-
mène, Lwanga, le cachait, l’envoyait
à d’autres travaux, ou inventait une
maladie. Il risquait sa viel N le savait,
et se préparait.
Dans une atmosphère aussi chargée,
Ja foudre devait éclater. Dans la nuit
du 25 mai, 1886, le roi Mwanga fait
appeler un page du nom de Mrwafu,
un garçon de 14 ans, fils du premier
ministre, Katikiro, et catéchumène.
Miwafu ayant pris du temps à venir, le
roi impatient demande où il était et
ce qu'il faisait; “chez Denys, Sebugg-
wawa, et à apprendre le catéchisme.”
Le roi fait venir Denys, s'irrite au su-
prême, saisit une lance, et transperce
Denys. Mwanga sort furieux de sa hut-
te, rencontre un autre chrétien, Hono-
rat Nyonyintono (petit oiseau), ordonne
qu’on le tue. Mwanga avait goûté le
sang; exaspéré, il promit au premier
ministre que tous les chrétiens y passe-
raient, -
Le lendemain, 26 mai, Grand Conseil
à la cour. Les parents terrifiés aban-
donnent leurs enfants à la colère du
roi. Les pages sont aussitôt rassemblés,
sommés d'abandonner la prière (religi-
on); devant la fermeté des jeunes pa-
ges chrétiens (que le R. P. S, Lourdel,
PB. essaya vainement de sauver), le
roi prononce d'arrêt de mort de tous
ceux qui ont suivi Charles Lwanga.
C'était vendredi, 26 mai, 1886. A
2.00 p.m. Charles Lwanga, et ses com-
pagnons, prenaient le chemin de Na-
mugongo, distant de 37 miles, et un des
lieux d'exécution. Il était réservé, pour
le supplice des membres de la famille
royale ou autres personnages de di-
gnité; le supplice était toujours le
feu.
Le 3 juin, 1886, c'était le jour de
l’Ascension dans l'Eglise. Une centaine
de bourreaux s'étaient réunis près de
Ja hutte de leur chef, Mukajjanga. Leur
visage enduits de glaise rouge et de
suie, des touffes de plumes flottant
sur leurs têtes, des amulettes autour du
cou, et des clochettes aux pieds, après
une nuit passée à boire, les bourreaux
dansaient maintenant, et chantaient un
chant de guerre dont le refrain: “Les
mères qui vous ont enfantés, vont pleu
rer aujourd’hui; elles vont pleurer au-
jourd’hui, oui, aujourd'hui”. Les jours
précédents, et en cours de route, plu-
sieurs chrétiens avaient soit été percés
de lance, soit décapités. À Namugongo,
ils restaient 18. Charles Lwanga, leur
chef, fut abandonné à Senkole, assis-
tant du bourreau qui selon la coutu-
me, avait le droit de réserver une des
victimes. “Au revoir, de crier Charles
Lwanga, à ses compagnons, nous nous
retrouverons au Ciel, dans une heure”.
À 40 pied se dressait le bucher.: “C’est
là que nous verrons Dieu”, dit l’un des
Confesseurs.”
Mukajjanga, le bourreau, essaya un
dernier effort pour convaincre son fils,
Mbaga Tuzinde (17 ans), de renoncer
à la prière, “Le roi vous a ordonné de
me tuer; faites ainsi”, de répondre
Mbaga.
Maintenant tout était prêt. Les mains
solidement attachées derrière le dos,
les jeunes gens furent enroulés dans
des nattes de roseaux, transportés au
bûcher par les bourreaux qui se mo-
quaient d'eux: “Vous allez être rotis.
Nous verrons bien si le Dieu en qui
vous avez mis tant de confiance, vien-
dra vous délivrer”. La réponse de Bru-
no, vint aussitôt; “Vous pouvez brûler
nos corps mais non nos âmes qui iront
en Paradis”.
Bientôt le bûcher devint une im-
mense flamme, et si intense que les
bourreaux durent se tenir à distance.
Aussitôt que le feu se rabattait, ils y
poussaient, à l’aide de longues perches
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Mariage au Château Sturgeon
Le 19 septembre avait licu en l’é-
glise St-Emile de Legal le mariage de
deux résidents du Château; Mme Julie
Ferrière et M. Adolphe Bills. Le Rév.
Père Primeau présidait, M. et Mme
Pallicr d'Edmonton, (fille de M. Bills)
leur servaient de témoins.
La “jeune” mariée était charmante
dans un ensemble bleu marin avec
accoesoires bleu pâle et un corsage de
roses, La dame d'honneur portait un
ensemble bleu pâle avec corsage de
roses,
Soeur Piché touchait l'orgue et les
Rév. Socurs du Couvent du Sacré-
Cocur exécutèrent des cantiques ap-
propriés.
Ils se laissèrent promener à travers
les rues du village dans une machine
très bien décorée et puis se rendirent
au Château où tous les résidents les
attendaient avec un petit air de jalousie
Un superbe banquet leur fut servi
— étaient présents: Le Rév. Père Pri-
meau, tous les résidents; les invités:
M. et Mme Pallier (fille du marié) M.
ct Mme Paul Chauvet, M. et Mme
Walter Van de Walle, M. et Mme
Georges Montpetit, M. et Mme Léo
Carrière, M. et Mme Edward Pel-
letier.
Le gâteau de noce avait été fait et
offert par Mme Keith Everitt.
Le maître de cérémonie M. Keroack
offrit les compliments de tous les con-
vives au “jeune” couple ct leur pré-
senta une bourse bien garnie.
Le Rév. Père Primeau proposa le
toast à la mariée,
Le Rév. Père Garnier félicita les
et de leur avoir fait une si belle sur-
mariés d’avoir si bien fait les choses
prise. Un remerciement spécial fut
offert à Mme H. Jutman et ses dé-
vouées aides.
Un programme musical égaya Y'a-
près midi et da journée se termina par
des chants de folklore.
Dames de Ste-Anne
Le 28 septembre la réunion men-
suelle des dames de Ste-Anne eut lieu
au Centre Récréatif, L’exécutif pour
cette année fut élu.
Présidente: Mme Léo Charrois,
Vice-présidente: Mme Lucien Mont-
petit.
Secrétaire: Mme Roger Caouette.
Remerciements sincères à l'exécutif
sortant de charge et succès au nouvel
exécutif.
Jardin d’enfance
Mardi le 29 septembre, les mères in-
téressés à envoyer leurs enfants au
jardin d'enfance se réuniront au centre
récréatif.
Mme Léon Brisson sera la dirigeante
et elle aura 18 élèves; Norbert St-
Martin, Adrien Pelletier, Bernard Pré-
fontaine, Roger Coulombe, Vivianne
Leguerrier, Rose-Marie Pelletier, Guy
Caouette, Juliette St-Martin, David
Chauvet, Pauline de Champlain, Ross
Dobson, Lori Pawluk, Mark Ozipko.
La classe ouvrira pour ces tout pe-
tits mardi le 6 octobre.
Soyons fiers
de parler français
de nouveaux fagôts. Dans ce specta-
cle d'enfer, on entendit un moment
non des soupirs et des cris, mais des
prières, jusqu'à ce que da mort fit son
oeuvre.
Pendant ce temps, Charles Lwanga,
leur chef, souffrait le supplice du feu,
aux mains de Senkole. C'était le “mar-
tyres à petit feu”. Ses pieds étaient
complètement brulés alors que le reste
du corps était encore intact. “Appelle
ton Dieu, lui disait Senkole, et voyons
s'il peut te sauver”; et Charles Lwan-
ga, de lui répondre: “Pauvre insensé,
tu ne sais pas ce que tu dis. Il me sem-
sur les pieds”, Aucun murmure ne sor-
ble que tu me verses de l’eau fraîche
tit de la bouche du martyr.
Quelques mois plus tard, le 27 jan-
vier, 1887, Jean-Marie Muzeyi, décapi-
té, complétait le nombre de 22 mar-
tyrs qui seront canonisés, le 18 octo-
bre prochain.
Charles Lwanga, et ses compagnons,
priez pour nous.
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s'il y a leu.
La cité, la ville ou le-
Village, et la zone
postale, s'il v a lieu,
La province, aussi,
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le haut du colin gauche.
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point à deviner-
si la bonne adresse
vous lui donnez.
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DRE EE |
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OTJ — OTJ — OTJ - OTJ —
OTJ — OTJ - OTJ - OTJ — OTJ —
LA SURVIVANCE
OTJ — OTJ — OT) -
OTJ — OTJ — OTJ — OTJ - OTJ
Mercredi le “ octobre 1964
nes,
OTJ — OTJ — OTJ — OTJ - OTJ -
oeuvre du Terrain de Jeux de St-Paul
Qu'est-ce que l'Oeuvre du Terrain de Jeux?
Huit balançoires à deux pour les plus petits qui s'amusent sous
le regard du Directeur,
Passe ballon chez les 5 à 7 ans: R. Malo, Russel, Lafleur, C. Malo,
Leblanc, Maiïlloux, Routhier, J.-P. Bielech, Routhier, Leblanc,
Kruk, Laramée, Routhier, Russel, Kossowan, Moniteurs: Eric
Préville et Laurier Landry. |
Ballon volant chez les 8 et 9 ans. Un bon coup de poing!
Les 10 et 11 ans jouent au télégramme: Ernest Mercier, Bauder,
Germain, R. Boychuk, Joly, J. Laramée, Demers, Leblanc, La-
rochelle, Maiïilloux, Joly, Kossowan, L'Heureux. Moniteur: Ro-
bert Noel.
K K
C'est une organisation de jeunes qui veut
former l’homme complet
grouper et protéger nos jeunes, leur
donner un esprit sportif, par des
jeux bien organisés
aider la vie spirituelle des jeunes : une
âme saine dans un corps sain
développer le sens de la culture et de
l'initiative des jeunes (sports, pein-
ture, artisanat, musique, etc.)
empêcher les jeunes de courir les rues,
de s’embêter, de constituer des grou-
pes de blousons noirs
aider aussi au succès scolaire
être un complément de la famille et de
’école
L'O.T.J. veut accueillir-tous les jeunes de
St-Paul. Tout ce qué nous exigeons des jeunes
qui viennent à l'Oceuvre du Terrain de Jeux,
c’est qu'ils acceptent les règlements et la disci-
pline qui leur sont proposés.
Dirigeants de l‘'O.T.J.
Directeur et aumônier: M. l’abbé Armand
Beaupré, depuis 4 ans, Il avait déjà 12 années
d'expérience avec les Patros.
Assistants: Louis Lapatak et Huguette
Dallaire.
Cinq de nos jeunes sont allés à Pine Lake,
Alberta, pour un cours sur l’organisation d’un
Terrain de Jeux, en juin dernier. Ce cours
était organisé par le Département de la Récré-
ation et de la Culture physique de l'Alberta.
Organisation
Les dirigeants préparent Îe programme au
cours de deux réunions hebdomadaires: une
pour les directeurs seuls, et une autre pour les
directeurs et les moniteurs.
Deux des nôtre ont reçu les plus hauts honneurs
de tout le groupe de participants, MM. Louis
Lapatak et Louis Joly.
Mile Huguette Dallaire a fait une année
d'étude et deux années de service dans l’o orga-
nisation des Terrains de Jeux.
Secrétaire: M. Denis Neveu
Moniteurs: 14 garcons et filles (de 14 à
16 ans)
générale
Les j jeunes sont divisés en quatre groupes
d'âge: de5 5 à 7 ans, de 8 et 9 ans, de 10 et 11 ans
de 12 à 15 ans.
chapitre premier
Programme journalier
A.M.
9.30 Rassemblement général
9.45 Jeux en équipes
10.20 Temps libre
10.40 Jeux en équipes
11.20 Rassemblement général
11.30 Fin des activités
Lundi: a.m. jeux organisés; p.m. passe-temps
ou activités culturelles
Mardi: a.m. jeux organisés; p.m. pique-nique
Mercredi: aucune activité
P.M.
1.30 Rassemblement général
1.45 Jeux ou passe-temps
3.15 Temps libre
3.30 Jeux ou passe-temps %
4.30 Fin des activités et visite à l'Eglise.
Jeudi: am, présentation cinématographique ;
p.m. activités culturelles
Vendredi: jeux organisés toute la journée
Samedi: pique-nique toute la journée
chapitre deuxième
Activités récréatives et culturelles (7 semaines) |
Cours de natation et de sauvetage:
une leçon par jour pendant 3 semaines (du
6 au 27 juillet), avec 5 instructeurs diplômés
de la Croix Rouge Canadienne.
Jeux divers:
7 équipes de balle molle et de balle dure, 8
parties par semaine; 8 trampolines ; 8 balan-
goires à deux; courses à relais; jeu de dra-
peau; ballon volant et ballon panier; ballon
prisonnier; plusieurs autres jeux pour l’ex-
térieur et l’intérieur, ete.
Danse pour fillettes de 10 ans et plus:
folklore, danses suédoises, écossaises, aus-
traliennes, deux leçons par semaine.
Activités culturelles :
10 heures par semaine, pendant 3 semaines:
28 juil. - 20 août.
Quatre professeurs bénévoles :
Mme Stella Tremblay, peinture et fleurs
artificielles ;
Mme Ordonné Leroux, bricolage et travaux
de jonc;
Mme Guilbeault, tricot et maille ;
. MmeT. Généreux, cuir repoussé.
Présentation cinématographique: :
Un film chaque semaïne, français et anglais
alternativement. Parmi les films mention-
nons : Courage of Lassie, Les conscrits, Sign
of Zorro, Les castors, Carnaval de Québec,
Jean au chantier, etc.
chapitre troisième
Les participants
Cours de natation et de sauvetage:
Trois semaines de lecons, du 6 au 27 juillet.
Nous avions 225 inscrits, dont l'âge variait
de 7 à 20 ans. Il y avait les sections suivantes :
commençants, juniors, intermédiaires, sé-
niors, médailles de bronze.
Ces cours se donnaient au lac St-Vincent, à
13 milles de St-Paul, ce qui requérait 6
voyages par jour.
Au terrain de jeux:
Sept semaines d'activités, du 6 juillet au 20
Mille Denise J oly gagne le premier prix de
peinture pour la perfeetion de son travail.
août. Il y avait 175 garconnets et fillettes
d'inscrits. Environ 140 enfants étaient Ià
chaque jour.
Trampolines :
Il y a 2 ans, l’organisation du Terrain de
Jeux a fait l'achat de 8 trampolines. Tous
les jours des centaines d’enfants et d'adultes
venaient pratiquer ce genre d’exercice. Tous
étaient bienvenus. Le soir, c'était beau de
voir des parents venir sauter avec leurs
enfants.
Les monitrices donnent l'exemple. Mile
Lise Leblanc gagne le premier prix par-
mi les monitrices.
Heureuses les paroisses qui
. OTS — OTJ — OTJ - OTJ - OTJ - OTJ - OTJ - OTJ à OT. - OTJ,- OT - OTJ - OTJ - OTJ - OTJ - OTJ - (OTJ - OTJ — OT -
On ; joue à la balle. Un des trois nn aneies de balle
Les 8 trampolines où des centaines de jeunes sautent à coeur-
joie le jour, et les parents avec eux le soir.
DS RRQ S UNE PENSER
On Sporeud à tricotter avec Me Guilbault. Miles ue
‘ J. Van Brabant, Hamel et Joly.
Mine Stella Tremblay montre comment fabriquer des fleurs.
Miles Joly, D. Latortune, D. Joly, M. Bielech, L. Boisvert et Lord.
profitent
OTJ - OTJ _— OTJ -
Mercredi le 7 octobre 1964.
OTJ — OTJ — OTJ — OTJ — OTJ - OTJ —
LA SURVIVANCE
ne
pm em A Oo nm ma
Page 5
=
OTJ — OTJ - OTJ — OTJ — OTJ — OTJ - OTJ — OTJ — OTJ — OTJ — OTJ — OTJ — OTJ — OTJ — OTJ — OTJ -
marquera bientot son 10" anniversaire
chapitre quatrième
est Fe cs
Cours de dessins pour les fillettes de 5 à 8 ans. Monitrices: Miles
M. Dallaire, Buchenelle et Lise Leblanc.
dv. RS
Les jeunes aiment les animaux. Voici quelques peintures et
mosaiques affichées à l’exposition.
Administration
Les salaires:
cours de natation: 3 semaines, de 9.30 à 4.30
Instructeurs en charge, #175; ses 4 assis-
tants, $125 chacun pour la saison.
terrain de jeux: le directeur n'a pas de sa-
laire - le secrétaire et les deux assistants
ont #15 chacun pour la saison - les J4
moniteurs #25 chacun pour la saison.
Inscription :
La question d'argent ne doit jamais empé-
cher un enfant de participer à nos activités.
Pour les cours de natation et le transport des
enfants par autobus, il en coûtait aux
membres de l'OT.J.: 4 pour un enfant,
#1 par enfant additionnel; .
non-membres de l’O.T.J.: $5 pour un en-
fant, $2 par enfant additionnel, #10 pour
une famille.
Récompense pour les plus assidus:
I1 n’en coûtait que dix cents par enfant
pour venir en pique-nique ou pour assister
à une représentation cinématographique.
Mais pour y prendre part, fallait que les
jeunes prennent part à au moins 6 activités
sur 8, qu'ils s’y soient distingués par leur
bonne conduite et leur maintien général.
Ainsi, films et pique-niques étaient une ré-
compense.
chapitre cinquième
Activités diverses
Billets de l'O.T.J.
À l’occasion des différents jeux et activités,
les moniteurs donnent un billet de 'O.T.J.
au gagnant ou à chaque membre d’une équi-
pe gagnante. La couleur de ces billets varie
selon l’échelle des valeurs de l'O.T.J.
Le but de ces billets est d'encourager les
jeunes à développer l'esprit d'équipe, d’en-
traide. Aussi est-ce un excellent moyen de
récompenser le jeune à l’occasion d’un jeu
non seulement pour sa victoire, mais aussi
pour sa franchise, son honnêteté, sa politesse,
son civisme, son esprit sportif.
Pour punir un jeune qui n’obéit pas ou qui
manque d'esprit sportif, le moniteur peut lui
réclamer un de ses billets déjà gagnés, c'est
une amende qui fait réfléchir et aide à la
formation. Ces billets lui serviront lors de
la clôture des activités de la saison. :
Pique-niques :
Nos pique-niques nous ont amenés au Lac
St-Vincent, à la plage de Mallaig, à St-Brides
Ashmont, Spedden, Vilna, Garner Lake,
Bonnie Lake, ete.
Le maire et la mairesse de l'O.T.J.
Les jeunes votent pour élire leur maire et
leur mairesse, Des candidats sont choisis
parmi les plus âgés du groupe, et ils sont pro-
posés comme futurs candidats.
Nous avons deux procédés pour faire l’élec-
tion: soit par la vente de billets au profit de
FO.T.J., soit par les qualités des candidats
eux-mêmes.
La parade des jeunes:
Depuis deux ans, les organisateurs de la jour-
née familiale de St-Paul ont confié à l'O.T.J
la responsabilité d'organiser la parade des
enfants. Les jeunes préparent eux-mêmes la
décoration des bicyclettes et des tricyclettes.
Sur leurs petites voitures, les jeunes prépa-
rent des chars allégoriques qui représentent
différents thèmes.
chapitre sixième
Jour de clôture
Grand tournoi de balle:
Les équipes séniors et les équipes juniors ont
leur tournoi qui dure toute la journée, et la
grande finale pour les deux catégories a lieu
Je soir,
Exposition des travaux manuels:
Sous l'oeil vigilant des moniteurs, les jeunes
préparent l'exposition des travaux exécutés
durant la saison. Un groupe d’adultes sont
invités à faire le choix des meilleurs travaux,
et les noms des premiers sont publiés dans les
journaux.
Kermesse:
Au cours de cette soirée, une grande ker-
messe est organisée pour tous les enfants.
Les moniteurs dirigent les différents jeux
auxquels les enfants peuvent participer.
C’est l’occasion pour les enfants de se servir
des billets recueillis au cours de la saison.
Ainsi les jeunes peuvent payer avec ces bil-
lets de l’O.T.J. le prix demandé pour les jeux
pour acheter des friandises, etc.
Tous les parents et amis sont invités à venir
encourager les enfants de leur présence, eux
Le bricolage est toujours intéressant, surtout avec l’aide de
Mme Leroux. Ici, Réal Labrie, Ray Poulin, Routhier, Laramée.
ee
Le travail d'équipe est en honneur à l'OT.J. Voici ‘la dernière
PA $
cène’ réalisée par Ray Routhier, Her. Laramée, Denis Carrier
et Paul Carrier.
aussi peuvent participer aux activités de la
Kermesse,
conclusion
Nos délégués à l'Association Canadienne des Loisirs
A $t-Paul, plusieurs organisations de jeu-
nes ont été mises sur pied: scouts, guides,
choeurs de chant, J.E.C., terrain de jeux d'été,
nombreuses équipes de gouret en hiver, etc.
Pour ce qui concerne l'O.T.J., cette orga-
nisation a fait ses preuves depuis dix ans, eroy-
ons-nous. Elle a aidé grandement à promouvoir
une éducation saine chez les jeunes de St-Paul:
non le sport pour le sport, mais un sport forma-
teur et sain. Aussi avons-nous organisé non
seulement des sports, mais des loisirs culturels
et des loisirs sociaux pour les jeunes. Certes il
reste beaucoup à faire, mais nous sommes con-
fiants de progresser chaque année.
Car l’O.T.J. veut travailler non seulement
pour aujourd’hui mais pour l'avenir.
La formation d’un personnel compétent
pour l'orientation et la direction des activités
sportives demeure au plus haut point le fac-
‘teur primordial en ce domaine.
I'O.T.J. veut préparer des jeunes non
seulement pour St-Paul, maïs pour l’avenir de
ces jeunes qui pourront ‘servir’ dans les mi-
lieux où ils vivront demain.
Dans ce but, l'O.T.J. a pu envoyer trois
jeunes à des Cliniques nationales dans la pro-
vince de Québec. Du 20 au 26 août, ils étaient
à la clinique pour la formation des moniteurs,
à Ste-Agathe-des-Monts, du 27 août au 3 sep-
tembre, ils étaient à la Rivière-du-Loup, étu-
diant la formation des futurs directeurs de
centres de loisirs. Îl y avait des délégués de
toutes les provinces, riches contacts pour les
moniteurs qui ont vu ce que les autres font, ct
ce qu’ils peuvent faire pour améliorer leur tra-
vail au service des jeunes.
Comme l'OT.J. de St-Paul est affiliée à
l'Association canadienne des Sports, de la Ré-
- création et de la Culture, la dite Association
a payé 15% des dépenses de nos trois repré-
sentants à leurs assises d'études : Mile Huguette
Dallaire, MM. Guy Germain et Léo Labrie.
L'abbé Beuupré souhaite bon voyage aux trois délégués qui
partent pour les sessions d’études au Québec.
Exposition à la caféteria de l’école. Travaux et décorations ont
été faits par les jeunes eux-mêmes.
. M. l'abbé Armand Beaupré, le po-
pulaire ami des jeunes de St-Paul, De-
puis quatre ans qu'il dirige l'O.T.J.
.avec tout l'élan qui convient à une ceu-
vre de ce genre. Nous le félicitons et
remercions au nom des parents qui -
lui confient leurs enfants, et qui ap-
précient à plein son dévouement à
toute épreuve. :
d'une aussi bienfaisante organisation! “À
OT) — OTJ - OTJ — OTJ — OTJ — OTJ - OTJ — OTJ - OTJ — OTJ - OTJ - OTJ — OTJ - OTJ - OTJ - OTJ -
Il y a place pour toutes les ini-
‘tiatives! Kenneth Kosowan a con-
çu lui-même ce travail.
Peintres en herbe! Monique Bie-
lech gagne le 1er prix de son grou-
pe pour l'application et le fini
qu’elle a mis dans son travail.
93 ont travaillé le euir repoussé. Les pre- 1.
miers prix vont à Hervé Laramée et Ray
Chrétien.
Prix attibués pour la précision dans le
travail: Hervé Laramée, ler prix : Ray-
mond Routhier, 2e prix.
TJ - OTJ = OTJ - OTJ.- OTJ - OT) -
Page 6
A
l’Antenne
de
Le petit ensemble
L'émission hebdomadaire du Petit
Ensemble vocal revient à l’horaire du
réseau français de radio, à compter du
mardi 6 octobre.
Son réalisateur, Jean-Yves Contant,
est heureux d'annoncer à tous les audi-
teurs que, cette année, le Petit En-
semble vocal se fera entendre durant
une demi-heure au lieu d'un quart-
d'heure comme J’an dernier.
Fondé en 1956 par Georges Little,
ce quatuor vocal est composé actuelle-
ment de Claire Grenon-Masella, so-
prano;: de Marcelle Dumontet, con-
tralto; de René Lacourse, ténor, et de
Claude Létourneau, basse. Au cours
des précédentes séries de concerts, le
Petit Ensemble a offert un vaste pano-
rama du répertoire polyphonique, al-
lant de l’âge d’or de la Renaissance
jusqu'aux compositeurs contemporains.
Durant cette nouvelle saison, le Petit
Ensemble vocal présentera presque
exclusivement de la musique romanti-
que allemande. Après la première
émission du 6 octobre, consacrée aux
chansons à trois et quatre voix de Ha-
dyn, nous entendrons, au cours des
semaines suivantes, des oeuvres de
ce
vocal nous revient
Brahms, de Schumann, de Schubert, de
Mendelssohn et de Beethoven.
La musique polyphonique de
Brahms est assez connue, Pourtant, ce
musicien a écrit de nombreux recueils
pour plusieurs voix en plus de ses
trente recueils de lieder. Ces mélodies
et ces chansons qui empruntent sou-
vent leur thème aux traditions folklo-
riques sont écrites pour deux ou quatre
voix avec accompagnement de piano.
Dès le mardi 13 octobre, le Petit En-
semble vocal interprétera les Chan-
sons tziganes à quatre voix. En novem-
bre et en décembre, nous entendrons
notamment les Liebesliederwalzer et
plusieurs chansons qui nous rappelle-
ront l'importance de l'oeuvre de
Brahms dans le répertoire vocal,
Le 20 octobre, nous entendrons les
Spanische Liederspiel de Robert Schu-
mann, et au cours de la semaine sui-
vante, les (Chansons écossaises de
Beethoven.
Ainsi, la nouvelle saison du Petit
Ensemble vocal en sera une de musi-
que romantique allemande.
Le Petit Ensemble vocal, chaque
mardi soir à 8 heures, à la radio.
.
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CE
LA SURVIVANCE
Harpo Marx, membre des Marx Brothers qui font rire
les Américains depuis des années à la radio et à la télé,
vient de mourir à l’âge de 75 ans.
Airs de foi
Les Editions Ed. Archambault, 500
est, rue Sainte-Catherine, Montréal,
nous apportent trois enregistrements
de tonalité bien différente, mais tous
agréables.
Voici tout d’abord un enregistrement
Select SP-— 12-119 portant titre
“Psaumes et veillées de votre temps”.
"est un album d’un seul disque
avec paroles disponibles pour ceux qui
les désirent.
Les psaumes sont interprétés par les
Chantovents sous la direction de Geor-
ges Cour et le choeur de la Cité est
dirigé par François Marthy.
I] y a ici douze pièces dont plusieurs
sont de G. Thomas, de F. G. Marthy
et du Père Duval S.J.
Aüïrs profanes et psaumes alternent
dans un arrangement fort pertinent.
Voici quelques titres: “Ne pleure
pas”; “Par la main”; “La lumière
jaïllira”; “Pour gagner le ciel”;
“Psaume 84’ “que tes demeures”; “Si
un beau jour”; “Marche de copain-
ville”; “Compagnons de ma jeunesse”.
Tout cela convient à tous ]es milieux
dans les presbytères, couvents, collèges
et dans les foyers chrétiens.
- » + *
Une première sélection Select M-
298-082 nous permet d'entendre “Les
Missiles”.
Quatre jeunes garçons de 19 ans
Le chapelet
à CHFA
P. N. Durant la saison du gouret,
nous regrettons de ne pouvoir dif-
fuser le chapelet le samedi soir.
OCTOBRE
8. Les Paroissiens de Guy.
9. Les Employés de l'Hôpital
Miséricorde, Edmonton.
. Le Conseil LaVerendrye des
Chevaliers de Colomb, Edm.
. Famille Zéphir Normandeau,
Edmonton.
Les Paroissiens de la Cathédrale
de St-Paul.
Famille Eugène Trottier, Edm.
. Les Employés de l'Hôpital Gé-
néral, Edmonton.
Famille Achille Labbé Falher.
. La Paroïsse de St-Albert.
Famille Paul Goutier, Vermillion
. Les Dames de Ste-Anne, Bon-
nyville.
. Famille Arthur Robert, Edm.
. Famille Joseph Lemire Sr,
Falher.
Les Paroissiens de la Cathé-
drale de St-Paul.
. Famille de Mme Yvonne Lauzé
de Falher.
. Les Paroissiens de Donnelly
. Les Veïllards du Foyer You-
ville, St-Aïlbert.
no
Fr
27.
et de joie
interprètent divers airs dont notam-
ment: “Sacré Dollar”; “Tu changras
d'avis”; “Je ne veux plus t'aimer”;
“Salut Larry: “Je tourne en rond’;
“Le rêveur”.
Là encore c’est la guitare: guitare
solo, guitare basse, guitare comme
accompagnement ct le dernier inter-
prète est à la batterie.
C'est gai, c’est jeune mais ce n’est
pas nouveau et c’est bruyant.
Laissez cela à vos jeunes car la dis-
position d'esprit pour entendre cela ne
dure qu'un temps. Et cela éloignera
nos jeunes des dangers moraux de li-
naction.
* # +
Notre dernier disque est intitulé
“Aventure” S.P—12-120,
Cette fois l’album Select nous pré-
sente encore Les Chantovents avec le
même directeur et (Christiane Oriol
dont l'orchestre est dirigé par Jacques
Lacome.
Au lieu de douze airs il y en a treize
dont: “L'aventure”; “Une rose rouge”;
“La route”; “L’aviron”; ‘Passeport
pour l'aventure”; “Les souliers dorés”;
“La belle si nous étions”; “Le men-
diant”.
Un très beau disque pour tous sans
exception.
Rodolphe Laplante.
Films français
À la Bibliothèque
municipale
MARDI, LE 13 OCTOBRE, À 7.30
PM.
De Paris aux châteaux de la Loire.
couleur. 30 mm.
Réalisateur: Albert Lamorisse. Mu-
sique de Georges Van Parys. Ce film
nous transporte de Paris à Tours, aux
Châteaux de Langeais, Angers, Sau-
mur, Ussé, Chinon, Azay-le-Rideau,
Chaumont, Chenonceau, Loches, Va-
lenay, Chevemy, Chambord et Blois.
Une intrigue anime le récit. Très belles
images. Prises de vues aériennes par
système télévision. Texte de Albert
Guyot dit par Bernard Marcay et
Jean Fontaine,
L'épouvantail.
couleur, 10 mm.
Dessin animé de Paul Grimault.
Deux jeunes oiseaux s'aiment avec ia
complicité d'un épouvantail à tête de
citrouille. Un chat perfide, désireux
de des croquer, sera capturé par lé-
pouvantail. |
Après le bagne.
noir et blanc. 16 mm.
Difficultés qu'éprouve un ancien
prisonnier à sa sortie du pénitentier.
(Prix Palmarès du Film canadien.)
Comité du Chapelet,
Poste CHFA,
10012 - 109%e rue,
Edmonton, Alberta,
Mon cher Monsieur,
dé Bises jui
Veuillez trouver ci-inelus mon offrande
pour aider au maintien de la récitation
quotidienne du Chapelet à la Radio.
Nom
CÉCECEES CELL ELELE LEE CCC EP EEE ECC EEPOC EPST PER PPCC CCC COOP OOE EN CTEC CEE CPE EE PEL E EEE TES
Adresse TT EE UE
Mme N. Turgeon
sonsoseensesstsensensse
Les entrepreneurs en funérailles “Park Memorial Ltd.” ont à leur emploi deux personnes
de langue française qui se feront un devoir de vous servir en français si vous le désirez.
Park Memorial Ltd. peuvent s'occuper de funérailles n'importe où en Alberta. Ils ont des
succursales à Végreville, Mayerthorpe, Lamont, Smoky Lake, Vilna, Myrnam et Wildwood.
Luc LaFrance
PARK MEMORIAL LTD.
“La Chapelle sur le Boulevard”
© 9709 - 111ème avenue; Edmonton © Tél: GA 22331 — GA 4-1633 |
Chevaliers
de Colomb
Conseil P. L. Fouquet
Message du Député Grand Chevalier:
En l'absence de notre Grand Che-
valier, le frère Euclide Hébert, pré-
sentement en vacances, il revient à
notre Député Grand Chevalier, le
frère Ulric Dandurand, de nous com-
muniquer le message habituel des of-
ficiers pour la présente édition du
bulletin:
Le mois de septembre, qui vient
tout juste de se terminer, a été des
plus” encourageants pour notre Con-
sil et rempli de nombreuses activités.
Soulignons entre autres la réunion gé-
nérale du 2 septembre, au cours de
laquelle notre dévoué Intendant, Je
frère Paul Gagnon, ainsi que le frère
Dr Henri St-Louis, M.D., nous ont
présenté et expliqué un film des plus
instructifs sur un projet monstre d’ha-
bitations pour vieillards et autres per-
sonnes retirées à White Rock (“Peace
Arch Enterprises”). Un goûter fut ser-
vi à l'issue de cette réunion. Le 9 sep-
tembre, ce fut l'assemblée de J'Exécu-
tif. On avait le plaisir d’avoir parmi
nous, ce soir-là, notre Député de
District, le frère Albert Lefebvre. On
y organisa les activités des prochaines
semaines, spécialement la retraite an-
nuelle à Ladner et la récitation du
rosaire dans l'un ou l’autre foyer des
frères chevaliers, chaque soir d’octo-
bre.
Quand vous lirez ce message, la
retraite fermée à Ladner aura eu lieu.
Dès maintenant, nous pouvons dire
que, grâce au frère Bernard Ouellette,
elle fut un succès. En effet plus de
20 frères y ont participé, done 10 de
la paroisse. Nous aurions souhaité
évidemment un plus grand nombre
de participants, mais c'est déjà un
progrès sur l'an dernier. Ce qui fait
espérer un plus beau succès encore
pour da prochaine retraite. La retraite
de cette année eut lieu du 25 au 27
septembre et fut prêchée par le RP.
Joseph Serrurot, O.M.I, de Fatima,
Maillardville.
Aux diverses sections du programme
des Six Points, on travaille ferme à
déterminer les activités d'automne pour
chaque Comité. Vous en serez infor-
més lors de la prochaine réunion plé-
nière.
Nous sommes heureux d'apprendre
que notre avocat, le frère Victor Mar-
tin, maintenant en convalescence chez
lui, va de mieux en mieux, Nous lui
souhaitons plein et prompt rétablisse-
ment. C'est à regret que nous vous
annonçons Je départ de Vancouver d’un
de nos anciens Grands Chevaliers, le
frère Raymond Gaudry. Il vient de
faire lacquisition d’un hôtel à Ash-
croft, C.B. Nous lui souhaitons tous
les succès, dans l'espoir de de revoir
parmi nous de temps à autre. Bonne
fin de vacances à nos deux voyageurs
les frères Hébert et Gagnon, en va-
cances pour un mois avec leurs Dames.
C'est un repos bien mérité!
Voici quelles seront les principales
activités du Conseil pour octobre: le
7: assemblée très importante à laquelle
participera le frère Angus MacDonald,
du Conseil de Vancouver. Il nous par-
dera d’un projet d’Hospice pour Vieil-
lards que veulent organiser les Che-
valiers de la C. B. Le 9: Réunion
d’endoctrinement des officiers au lo-
cal du Conseil de Point Grey (3660-27
Ave Ouest). Tous les officiers de notre
Conseil et les présidents des Six Points
y sont conviés; le 21: deuxième assem-
blée régulière d'octobre, au cours de
laquelle se fera l'installation des nou-
veaux officiers du Conseil pour l'an-
née courante 1964-65. Cette cérémo-
nie aura lieu en notre salle paroissiale
à 8h.15 précises.
Au plaisir de vous revoir mercredi
prochain, le 71:
Ulric Dandurand
Député Grand Chevalier
Prochaines activités catholiques:
Comme le frère D'andurand vient
de signaler dans son message, le pré-
sident de nos Activités Catholiques,
le frère Bernard Ouellette, veut lancer
cette année l'initiative du chapelet dans
un des foyers des frères chevaliers
chaque soir du mois du Rosaire. Un
bon nombre de frères ont déjà accep-
ter d'y participer. Le frère Ouellette
en fera rapport mercredi soir prochain.
Cette initiative veut être la part du
Conseil Fouquet pour le succès de la
8e session du Concile Vatican IL, pré-
sentement en cours à Rome.
Activités de la jeunesse en septembre:
Le frère Georges Pilon est de nou-
veau l’akéla de nos Louveteaux, (une
bonne, trentaine) cette année. Nous
ARE AIT at DE CE UML PSE
RARE EPP NAT
RE
-à 8h.00 dans le
ÉSRSAUTE
4 —
La semaine à
TEMOIGNAGES
(une émission de Radio-Sacré-Coeur)
(du 12 au 16 octobre)
LUNDI: M. Jean-Paul Pelletier: “Une semaine missionnaire”
MARDI: P. François Pouliot, O.F.M.,
“Là où l'Eglise fonde des coopératives”
MERCREDI: M. Louis Bérubé, “Les missions, Ça te regarde”
JEUDI: P. Roger Tessier, P.B., “Jean XXIIE remue l'Afrique”
VENDREDI: P. Cantius Matura, O.F.M.
“Pourquoi pas toute la messe en chinois?”
CHFA — 680 — 4h.45 à 5h. p.m.
Q————————————
Jui souhaitons bon succès et lassurons
de la coopération des frères toutes Jes
fois qu’il jugera nécessaire de recou-
rir à eux pour le meilleur fonctionne-
ment de la Meute. Nous regrettons que
le frère Wilfrid Lefebvre, à cause de
lourdes obligations familiales et com-
merciales, se voit dans la nécessité de
discontinuer cette année ses activités
en faveur de nos Scouts, pour lequels
il s'est dévoué sans compter durant
deux ans. Nous l’en remercions cha-
leureusement au nom du Conseil et de
tous nos jeunes. Nous sommes assurés
que le frère Lefebvre conserve tout
son intérêt à nos jeunes et qu'il saura
encore à l’occasion des aider.
XXe Congrès annuel de la Fédération
CF.
Les 10, 11 et 12 octobre, à Notre-
Dame de Lourdes, Maillardville. L’a-
gent de liaison de la Fédération, M.
Roméo Paquette, responsable de l'or-
ganisation du Congrès et du secréta-
riat général de la FCFC, invite tous les
membres du Conseil Fouquet à par-
ticiper à l'une ou l’autre des sessions,
surtout à celle de dimanche soir, 11.
octobre, à 8h.00, au cours de laquelle,
M. Séraphin Marion, conférencier é-
mérite du Québec, parlera de “Nos
raisons d'espérer”. Pour plus de détails,
consulter le programme détaillé du
Congrès qu’on a inclus dans la Semai-
ne Paroissiale de dimanche dernier.
Cordiale bienvenue à Vancouver au
TR. Père Philippe Meek, S.S.S.:
Provincial des Pères du €. St Sacre-
ment du Canada. présentement en vi-
site canonique au Monastère de la rue
Heather. Le ‘TR. Père Meek est Le frè-
re du R. P. Henri Meek, curé de St-
Sacrement. Nous lui souhaitons un re-
posant et fructueux séjour en Colom-
bie, “the most beautiful Province”
après “La belle province”, il va sans
direl
Prochaine réunion générale du Conseil:
Mercredi soir le 7 octobre, à 8h.00
précises, à la salle paroissiale. Faites
effort pour y être. Nous avons. besoin
de la coopération de tous pour faire un
succès de cette nouvelle année d’acti-
vités du Conseil.
+ + «
— Autres nouvelles — :
Mlle Aline Blain d’'Edmonton a don-
né un récital de chant, le 27 septembre
“Recital Hall” du
Théâtre Queen Elizabeth. Le prix d’en-
trée était de $1.50. Mlle Blain, lauréa-
te d’'Edmonton, est donc une jeune ar-
artiste canadienne-française de grand
talent, qui nous à fait passer une très
agréable soirée. Elle est la nièce de
M. Elphège Gouin.
e- e e
Voici les. noms des officières du
comité protecteur des Guides et Jean-
nettes pour 1964-65: Prés: Mme Jos
Bauch; Vice-prés: Mme Cyril Binette
Sec.: Mme Chs.-E. Tremblay; Ass.-Sec.
Mme John Cooshek; Trés: Mme Nar-
cisse Lecavalier; * Conseillières: Mme
Camille Albert. Mmes Paul Peloquin,
Roger Peloquin, N. Abramowich et
CD Ouellette, Félicitations et suc-
cès
Officiers de 1964-65 ,
Aumônier: R.P. Zéphirin Bélanger, s.s.s.
Grand Chevalier: Euclide Hébert.
Député Grand Chevalier: Ulric Dan-
durand.
Secrétaire financier: Joseph E. Audette.
Chancelier: Oscar Loiselle.
Cérémoniaire: Roland Lefebvre.
a : e
LS . | H
CA
tt
D ta
. HORAIRE DE MESSES
Au service des Canadiens français
à Edmonton
IMMACULEE-CONCEPTION: 1084 . ave et 96e rue —
on. 9h.00 — 10h30 — 12h.00 et 5h00 pm.
SAINT-JOACHIM: 99e avenue et 110e rue —
6h30 — 8h. — 9h.30 — 11h. — 12h.30
SAINT-THOMAS : 8520 - 91e rue —
Dimanche: 8h. — 9h.30 — 1ih.
RES
. Des prières seront offertes pour le repos de l'âme -dont
* les restes mortels reposent dans les cimetières suivants:
Saint-Antoine, 106 rue et 53 avenue
Saint-Joachim, 107 avenue et 117 rue
Sainte-Croix, Route Saint-Albert ;
Ainsi que pour les âmes de tous les fidèles trépassés
Dimanche le 11 octobre à 2 heures p.m.
‘au cimetière Sainte-Croix
au nord de la ville, sur la route de St-Albert
Cimetières Catholiques d'Edmonton
: : 11237 ave Jasper, Tél, 482-3122
. Mercredi le 7 octobre 1964
‘
Avocat: Victor Martin.
Trésorier: Léo Désautels.
Secrétaire-archiviste: Roger Peloquin
Intendant: Paul Gagnon.
Garde Interne: Pierre Benoit.
Garde Externe: Télesphore Guenette,
Premier Syndic: Arthur Beaubien.
Deuxième Syndic: Paul Gagnon.
Troisième Syndic: Raymond Bourget,
Comité des “Six Points”
Président: Ulric Dandurand.
Activités catholiques:
Président: Bernard Ouellette.
Activités du conseil:
Président: Louis Hetet,
‘Publicité — relations publiques:
Président: Lazare Moreau
Activités fraternelles:
Président: Emile Chabot,
Recrutement — assurance — conser-
vation:
Président: François Coulombe
Activités de la jeunesse:
Président: Wilfrid Lefebvre.
æ
A CBXT et CBAXT-1
Programmes
français
Samedi, 10 octobre:
Note: Pas de programmes français
en raison des émissions spéciales sui-
vantes: Visite Royale, et Le champion-
nat mondial de Baseball.
Dimanche 11 octobre:
9.30 am. à 10.30 a.m. —— Récital de
Claude Léveillé — Ce récital de Clau-
de Léveillé a été enregistré dernière
ment par Jean Bissonnette à la Place
des Arts, Les admirateurs de Claude
Léveillé, ceux qui se trouvaient à la
Place des Arts, ce soir-là et surtout
ceux qui n’ont pas eu da chance d'aller
lapplaudir, seront ravis de pouvoir
l'entendre à la télévision. Accompagné
d'un orcherstre sous la direction d’An-
dré Gagnon, Claude Léveillé chantera
quelques-uns de ses plus grands succès.
Pour les uns, Claude Léveillé est
avant tout poète, Pour les autres, il
est musicien accompli puisqu'il joue
de quatre instruments: le piano, la
flute, l'accordéon, et J’harmonica. Mais
c’est le poète et le musicien réunis qui
ont fait de lui l’un de nos plus brillant
chanteurs-compositeurs.
10,30 am, à 10.45 am. — Langue
vivante — Un programme de linguis-
tique, et au sujet de da langue française
Animateur: Jean-Marie Laurence.
10.45 a,m, à 11.00 am. Sans cérémonie
— Programme en provenance de
Winnipeg. Animateurs sont: Jacques
Ouvrard, journaliste, et Georges La-
flèche, chansonnier. Leur invité cette
semaine est Monsieur Etienne Gaboury
architecte de Saint-Boniface qui tst
à se tailler une renommée interna-
tionale.
FERD NADON
BIJOUTIER
REPARATION DE MONTRES
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en face de la “Bay”
10115 - 102ème rue. Edmonton
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Ta steaLe ce ste ce a %a ce Le se te aEd la ile
seeecererseereenpeneeninnnnenneenEadtndriE
Mercredi le 7 octobre 1964
Avis
aux jeunes Français
En exécution de l’article 10
sur le recrutement de l’armée, Je Consulat
gens de nationalité française nés en 1947 ainsi
antérieures, de bien vouloir se
des classes
Consulat - 10038 - 110th
notice individuelle.
En cas d'empêchement, cette n
de la loi du 31 mars 1928
& prie les jeunes
que les omis
présenter au
remplir une
otice peut-être complétée
par le représentant légal de l'intéressé.
Les jeunes gens demeura
loignée d’Edmonton peuvent
-ÿ par correspondance.
Il est précisé que les conscrits en r
au Canada avant le début des opératio
en France sont exemptés de service milit
de paix.
nt dans une localité trop é-
Procéder À leur inscription
ésidence régulière
ns de recensement
aire actif en temps
ARR OP TT TNT SN MA RNA EE Te C8
Informations Larousse
I y a 50 ans, Alain-Fournier
tombait au champs d'honneur
L'auteur du “Grand Meaulnes”,
Henri-Alain Fournier, dit Alain Four-
nier, naquit à La Chapelle d’Angillon
en 1886. Il porta en lui les rêves non
seulement de sa génération, mais en-
core de ses personnages.
Comme le François du “Grand
Meaulnes”, il était fils d'’instituteur
d’un petit bourg du Cher, et l’Epineuil-
le-Fleurel de son enfance deviendra la
Sainte-Agathe de son roman. Comme
Frantz de Gallais dans le “Grand
Meaulnes”, Alain-Fournier avait eu la
vocation des voyages, avait songé au
Borda; puis il était parti pour la pre-
mière supérieure du lycée Lakanal et
était passé au journalisme. Il publia
des essais, entassant dans ses tiroirs
ces poèmes et ces proses que l’on re-
cucillera après sa mort sous le titre de
“Miracles”. Jeux capricieux d’une âme
adolescente, qui ne se résignera jamais
à oublier son enfance, ni sa province.
Elle emplit “le Grand Meaulnes”,
cette Sologne, avec ses haies et ses
sentes, l'ombre de 5ses- genévriers, le
cri de ses courlis. Comme son voisin,
Jean Giraudoux, Alain Fourier a noté,
avec un impressionnisme nuancé d’hu-
mour attendri, les caractères singuliers
de la vie provinciale, dans ce centre de
la France. Mais il Jes à vus à travers le
mirage de d'enfance, transposés dans
cet univers visionnaire et fantasque
des écoliers. Alain-Fournier n’est pas
bien sûre de n'avoir pas rêvé. Ainsi la
porte fruste du réel s’entrouve, dans
une lumière lunaire, sur le romanes-
que, l’hallucination, le monde enchanté.
Sommes-nous dans le Cher, ou dans
l'imagerie de quelque livre de prix?
Meaulnes est l'aventure, le départ,
l'enfant prodigue de Gide; il est-selon
l'ouvrage LITTERATURE FRANCAI-
SE, édité par Larousse - “il est le
coeur obscur et sauvage que toute
folie émeut et autour de qui s'organise
comme de lui-même, un romanesque
1830: vieux manoirs et vieilles berlines
roulottes de bohémiens, arrière-plan
de fête galante ou de fête enfantine,
de théâtre italien, et jusqu’à un suicide
d'amour, De même dans le monde des
sentiments: rien de ce bonheur banal
qui est celui des autres; mais des sen-
timents étranges, pubtils, incertain
d'eux-mêmes dans leur tendre fragilité,
avec une pointé d'angoisse comme au
seuil d‘un paradis qu’on a cru voir.”
Ce romantisme, en vérité, nous é-
garerait dans le mensonge, nous fe-
rait oublier la vie réelle, si le poète ne
savait que ce romantisme est un jeu
délicat, une noblesse; il y trouve un
peu plus de force pour vivre et pour
7
se résigner. Comme Je souligne l'ou-
vrage Larousse cité ci-dessus: “Alain-
F ournier prolonge dans une existence
d'enfant, Il n'accepte pas ce qui pour-
d'homme le meilleur d'une existence
rait être vil. Quand il lit l’Immoraliste
de Gide, il écrit, à la veille de la
guerre de 1914: “Il n'y a d'homme
que celui qui décide de son choix; on
ne fait quelque chose de bon qu’à ce
prix. En traçant une allée bien droite
dans le chemin des hésitations.”
Son allée, à Jui, le menait tout droit
à la guerre, Alain-Fournier tomba en
septembre 1914, aux Hauts-de-Meusc.
DONNELLY
Elections chez les DSA
À la première réunion de l'année
1964-65 qui se tenait chez Mme An-
dré Fournier, les Dames de Ste-Anne
ont réélu le même conseil pour un
nouveau terme, ce sont: Présidente:
Mme Cécile Lefebvre, Vice-présidente:
Mme Zoel Côté; Conscillères: Mme
Lucien Maisonneuve et Marcel Ca-
rant avec en plus une conseillère pour
l'est: Mme Roland Lapointe et pour le
nord: Mme André Fournier. Sincères
félicitations.
Va et vient
Mme Yvonne Boucher est’ retournée
à Oakland, Calif. Mile Yvette Beland
de San Francisco, Calif, a passé quel-
que temps ici chez sa mère Mme
Blanche Beland. M. et Mme Henri
Morin eu Ja visite de leur frère et
belle-soeur, M. et Mme lrénéc Morin
de Val-Brillant, Matapédia, Matane,
PQ.
Nos malades
Mlle Luce Arcand en convalescence
après un accident de Ja route,
M. J.L. Paquette, au repos, à l'hô-
pital du S. C. de MecLennan.
À tous deux nous souhaitons un com-
plet rétablissement.
l'action d'assistance morale
Par téléphone, organisée par l'Eglise
évangélique, englobe aujourd'hui 18
villes d'Allemagne et Berlin-Ouest.
Elle a été fondée en février 1957 à
Kassel par le Dr Erich Stange, et elle
s'est très vite étendue aux grandes
cités. Les problèmes de mariage et
d'éducation sont les plus posés à cette
organisation qui, de l'avis de son fon-
dateur, a conduit à une co-opération
entre les confessions et à un regain
d'activité des laïcs dans l'Etat et dans
l'Eglise.
oeurs de la Charité
-de la Providence
Kings of the Sun
Adultes ct adolescents
Américain. 1963. 108 min. Panavi-
sion. De luxe color. Film d'aventure
réalisé par J. Lee Thompson avec Yul
Brynner, George Chakiris et Shirley
Ann Field,
La tribu des Mayas, au Mexique est
attaquée par les hordes du cruel Hunac
Ceel. Le roi de la tribu meurt durant
le combat et son fils Balam lui succède.
Balam prend la mer avec ce qui reste
de son peuple et aboutit sur Je terri-
toire du Texas actuel, À peine installés
dans ce pays, les Mayas sont attaqués
par le chef, Aigle noir, qui est blessé
et fait prisonnier, La fiancée de Balam
le guérit pour qu’il aille vivre chez les
siens.
Ce film est une macédoine puérile
et indigeste de combats et d'aventures
sentimentales où le mouvement et le
bruit le disputent à la confusion.
Appréciation morale: Ce film d’a-
venture peut être vu par un large
public.
Love with the Proper
Stranger
Adultes avec réserves:
Américain, 1963. 105 min. Comé-
die dramatique réalisée par Robert
Mulligan avec Natalie Wood, Steve
McQueen et Herschel Bernardi.
Un musicien, Rocky, apprend d’une
jeune vendeuse, Angie, qu'elle attend
un enfant de lui. Elle lui demande de
l'aider à se faire avorter. Rocky accep-
te de faire les démarches nécessaires,
mais, entre-temps, il apprend à mieux
connaitre Angie, Angie refuse de for-
cer Rocky au mariage même si elle
en est folle.
Le réalisateur à su insérer dans
PICARDUILLE
M. et Mme Nadeau du Québec sont
en visite au presbytère depuis quel-
ques semaines, chez leur fils M, l’abbé
Morin,
Félicitations à M. et Mme H. Lacky
(Doreen Borlie) à l’occasion de Ja nais-
sance d’un petit garçon, et à M. et
Mme Victor Garon (Lorraine Labbé),
heureux parents d’une petite fille.
Mlle Stack, qui a déjà enseigné ici,
remplacera Mme A. Sabourin pour les
grades 3 et 4, |
Maurice Potvin et Wyatt Glebe sont
partis pour le Collège St-Jean, Emile
Lambert pour l'Ecole d’agriculture de
Vermilion, Rose-Marie Deshoux pour
l'Alberta College, Michel Racine et
René Riopel pour le petit séminaire de
St-Paul,
Mmes Georges Victoor et Normand
St-Louis enseignent à l’école séparée
de Westlock, Mile Denise Lambert à
Vimy.
Pendant les vacances, Pauline Bou-
cher à travaillé à la Banque de Mont-
réal, Pauline French et Yvette Valcourt
à d'hôpital de Westlock, tandis que
Fleurette Valcourt travaillait dans un
magasin de musique à Edmonton.
M. Noel Nadeau est revenu de la
Colombie Canadienne où il était à
l'emploi d’une compagnie de bois de
sciage.
Les Quarante-Heures sont remis à
plus tard à cause de la température
qui retarde tant nos moissons.
Mme Doris Richardson, maîtresse de
postes, nous annonce que la construc-
tion du nouveau bureau de postes est
presque terminée, que bientôt elle y
déménagera.
M. et Mme R. Cloutier entreront
dans leur maison neuve la semaine
prochaine.
Les nouveaux propriétaies de hôtel
font de grosses réparations, ils y ajou-
tent une aile et font du terrassement.
Mlle Evelyne Provost fait un séjour
à l'hôpital de Westlock.
” ELISEZ BILL W. DIACHUK |
Aux Ecoles Séparées d'Edmonton
Durant les deux dernières années il vous à Serv
gt avec empressement comme . ..
Président du Edmonton Ar
Education.
1 fidèlement
chdiocese Committee on Higher
. | ; js
Président du Alberta Catholic School Trustees’ Associa
tion depuis novembre 1963.
nt du Canadian Catholic School Trustees de-
puis le 19 septembre 1964.
Vice-préside
Paroissien de St-Basile
Membre des Chevaliers de Colomb, Conseil 4957
Vice-président des Lou
coordinateur à la
‘St-Michel
reteaux et Scouts de St ;
Maison de Retraites Etoiles du Nord,
son possible pour continuer à
Il promet de tout faire en See Dore
; é ion à Edmonton
aider l'oeuvre de l'éducation à Ed :
et dans tout le pays.
e Diachuk
É È <
Le 14 octobre
prochain, votez
| DIACHUK, Bill W.
© Annonce insérée par le Comité de Campagn
LA SURVIVANCE
Cenéma et culture
| Films à l'écran
cette histoire, somme toute conven-
tionnelle, des touches d’humour et des
notes d’authencité qui humanisent et
valorisent les personnages et les situ-
ations.
Appréciation morale: L'orientation
du film est positive. Des réserves s'im-
posent néanmoins en, raison d’une
motivation insuffisante du rejet de
l'avortement. |
À l’Académie
Assomption
Le retour en classe est un temps
pour renouveler nos amitiés, or c’est
un temps qui amène de la joie, mais
aussi un peu de peine. . , parmi les
“nouvelles.” Pour ces dernières, “Tini-
tiation”, Je 12 septembre, leur per-
mettait de se faire des connaissances en
se soumettant volontairement aux hu-
miliations imposées par les “anciennes
omnipotentesY. Pour cette journée,
notre Académie fut transformée en
“ville”. Des signaux de “arrêtez”, de
“cédez” et d’autres indications de la
route mettaient les nouvelles en garde,
car nos policiers étaient au aguets et
une infraction résultait en un appel
à la “cour du Lion”. En plus les cos-
tumes originaux et variés des initiées
contribuaient beaucoup à la gaîté de
l'occasion. I] s'agissait pour les filles de
s'habiller en vert pour montrer qu’elles
étaient “cornichon”.
Mais il faut se mettre à locuvre
avec notre Conseil Etudiant qui com-
prend Marylène Morvan: présidente;
Linda Drouin, vice-présidente; Lorrai-
ne Nobert, conseillière de 12e: Eloise
Pétrin, secrétaire; et Jeannine Ville-
neuve, trésorière. Les Présidentes,
Vice-présidentes, secrétaires-trésorières
des classes sont respectivement: en 12e
Alice Lessard, Madeleine Dozois, et
Joanne Villeneuve; en lle Léane Fo-
rest, Jacqueline Dubelbeiss et Adrien-
ne Hébert; en 10e Paulette Loriau,
Lynne Meunier, ct Madeleine Larose.
Ce conseil a déjà décidé de mettre
en marche une vente de tablettes de
chocolat. Les profits de ce projet nous
aideront à acheter l'outillage néces-
saire à nos cours de culture physique,
Comme cette entreprise a déjà réussi
dans notre école, nous espérons en-
core en faire un succès,
C'est avec une grande douleur que
nous apprenions, samedi dernier, la
mort du père de Soeur Madeleine-de-
Espérance, maîtresse de douxième.
À notre dévouée maîtresse ainsi quà
sa famille dans la province de Québec,
nos sincères condoléances.
Linda Drouin
e- L 2 L 2
Dimanche le 27 septembre, les finis-
santes 63 -’64 reviennent pour la col-
lation des diplômes et un dernier au-
revoir à Jeur Alma Mater.
Au son des accords harmonieux que
jouent Miles Henriette Zuidberg et
Cécile St-Pierre, elles avancent toutes
resplendissantes, revèêtues de la toge
et du bérèt blancs et viennent prendre
les places qui leur sont réservées en
avant de la salle.
M. Laurent Beaudoin, principal de
l'école de Beaumont commenta la fa-
meuse parole de John F. Kennedy
“Ask not what. your country can do
for you but what you can do for your
country.” Je crois que les filles s’en
rappelleront toujours,
C'est en l'honneur des graduées que
la Chorale a dédié ses premiers chants
de l’année: “If you Belcive” de Teddy
Powell et “Marche en avant” de Fran-
cine Cockenpot.
Mlle Diane Washuta a reçu le
trophée Académie pour s'être classée
première dans les examens du départe-
ment. À cause de l'absence de Bertha
Heemskerk qui s'est classée deuxième,
sa mère se présenta pour recevoir en
son nom un magnifique volume. Mlle
Claudette Merkowsky, troisième, re-
çut un abonnement à une revue fran-
çaise. Un prix de diction française fut
décerné à Mlle Diane Richard. Téli-
citations à toutes! Les demoiselles
Claudette Merkowsky et Diane Washu-
ta expriment Jeur sincère reconnaissan-
ce envers tous ceux qui leur ont aidé
à compléter leur éducation. Après de
touchantes notes de remerciements,
Rév. Soeur Thérèse-des-Chérubins, su-
périeure et principale de l’Académie
donne aux finissantes des conseils ap-
propriés et leur offre ses meilleurs
voeux. Je sais que les filles n'oublie-
ront pas vite le gentil mot de Mgr
Roméo Ketchen, P.D. Il leur rappela
que “Nous vivons aujourd'hui dans
un monde troublé. Cependant, il faut
à ce monde des femmes chrétiennes
fortes et bien préparées et voilà une
institution qui les prépare, ces femmes,
J'Académie de YAssomption.”
La soirée se termina par l'hymne de
l'école “Respice Stcllam”.
C’est vrai que vous êtes partics,
chères compagnes, mais soyez certaines
que votre souvenir revit parmi nous.
Alliance Française d'Edmonton
Ciné-club
De nombreux membres nous ont témoigné leur satis-
faction et aussi leur désir de voir le Ciné-Club continuer ses
activités. Pour la deuxième année nous renouvelons l’expé-
rience et remercions ceux qui ont déjà fait parvenir au
secrétariat leur bulletin d'abonnement pour la saison 1964-
1965 qui débutera le dimanche 25 octobre. |
Nous prions instamment les retardataires de
nous ex-
pédier sans tarder la formule d'abonnement accomoagnée
s
&
du montant requis (chèque ou mandat postal) à l'adresse
suivante :
ALLIANCE FRANCAISE - CINE CLUB
10530 - 125ème rue, Edmonton.
Date limite des inscriptions : 15 octobre 1964.
A titre d'information et sous réserve d’empêchement
de dernière minute, nous vous donnons un aperçu de quel-
ques films prévus pour la présente saison :
MORT OÙ EST TA VICTOIRE, (d’après l’oeuvre du
grand écrivain Daniel Rops de l’Académie Fran-
çaise, réalisation de François Truffaut.
BEBERT ET L'OMNIBUS, réalisation d'Yves Robert
LE PRESIDENT, mettant en vedette le célèbre Jean
Gabin, réalisation de Gilles Grangier.
LA PEAU DOUCE, dernière réalisation de Truffaut
(1964)
UN SINGE EN HIVER avec Jean Gabin et J.P.Bel-
. mundo, réalisation de Henri Verneuil.
LA VIE À L'ENVERS réalisé par Alain Jessua (1964)
présenté cette année au Festival de Venise.
ZAZTIE DANS LE METRO de Louis Malle.
Les personnes intéressées à jomdre le Ciné-Club peu-
vent s’adresser :
au secrétariat de l'Alliance Française
à La Survivance, 10010-109ème rue.
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léphonez le jour ou le soir à 488-3296.
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dans ce sens.
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Service — Satisfaction
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ter les sujets suivants avec vous:
Grains — Semences de céréales — Orge
à malt — Charbon —— Avoine de choix
— Chimie agricole — Graines d’hui-
les: colza et moutarde.
C'est avec peine que nous apprenions
Je départ prochain de notre aumônier
l'abbé R, Sévigny, mais c’est aussi avec
joie que nous accucillons notre nouvel
aumônier, l'abbé R. Guimond.
# * *
Attention! Attention! Toutes les fille
de l’école secondaire sont demandées
à l’auditorium pour le chant d'unité.
On s'y rend. Mais quoi? pas de soeur
sur l'estrade, mais qui donc dirigera
le chant? Surprise! ce sont les filles
du V.LA. ’64, (Voyage Interprovin-
cial Albertain) Cette première ren-
contre, mercredi fut tout un succès.
+ # +
“Villa Française” mais qu'est-ce que
c'est? :
Est-ce une place de réunion? Cer-
tainement.
MAIS strictement pour les canadien-
nes-françaises et anglaises qui ont un
penchant vers le parler anglais. Soeur
Marie-de-Saint-Joseph aime bien a-
voir de la visite, mais il ne faut pas en
faire une habitude.
Madeleine Dozois, XIIe
un rapport préliminaire
sur le bilinguisme
M. Pearson espère que le gouver-
nement aura un premier rapport sur
le bilinguisme et le biculturalisme d'ici
la fin de l’année.
Page 7
S1-JOACHIM
Nous annoncons un grand bingo qui
aura lieu le dimanche 18 octobre à
8h. pm. dans la salle paroissiale de
St-Joachim.
Ce bingo cest sous les auspices des
dames de Ste-Anne et comprend vingt
parties, après toutes les cinq parties il
ÿ aura une partie gratuite de $5.00.
Vencz donc encourager notre oeu-
vre qui est celle des vocations, l’entrée
est de $1.00 seulement sans autre
déboursement. ,
Mme Lucia Lord cest en voyage
d'affaire à Montréal et sa nièce Mlle
Dorice Racine revient d’une vacance
en Europe ou elle a visité Paris, Vienne
etc.
M. Lucien Gamache est de retour
d'une vacance à Vancouver.
M, et Mme C. Beaulac de Détroit
étaient dernièrement en visite chez
M. et Mme F. Dubord. Mme Beauale
est la soeur de Mme Dubord.
Mme Alice Bachand de Falher ‘est
en visite chez son fils Georges.
Mme J. A. Mercier et M. Alfred
Comeau sont patients à l'hôpital Gé-
néral.
Baptême:
Pierre, Robert, fils de M. et Mme
Guy Poirier. Parrain M. Gérard Godsoe,
marraine, Mme Jeannette Poirier,
grands-parents de l'enfant,
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Page 5
Dons pour le Congrès eucharistique
de Bombay
Bombay. — Catholiques et non-ca-
tholiques de plusieurs pays d’Europe
ont promis de nombreux cadeaux au
prochain Congrès eucharistique de
Bombay.
Pour sa part, le pape Paul VI a re-
patènes ct des petits crucifix d’autels,
et une communauté romaine a promis
d'envoyer un gros globe terrestre à
l'électricité et qui montre toutes les
unités ecclésiastiques du monde.
Pour la procession du Saint-Sacre-
ment, des religieuses hollandaises ont
présenté un magnifique dais au Congrès
tandis que lAutriche fera don d’un
très bel ostensoir.
mis 500 chapes et étoles et a déjà fait
parvenir une quantité suffisante de
tissu pour la fabrication d'un ensemble
de vêtements pontificaux assortis à ces
chapes et étoles. Enfin, des vêtements, de la nour-
riture, des accessoires de sacristie et
du matériel photographique viendront
des Etats-Unis.
La France a promis 456 bouteilles
de vin de messe tandis qu’un géné-
reuse dame d'Argentine enverra 2 mil-
lions de petites hosties et 20,000 gran- a +
des hostics qui arriveront à Bombay
10 jours avant le début du Congrès.
Le don de l'Allemagne consistera en
84 ciboires, 400 missels d’autel pour
autant d’autels portatifs et un “Corpus”
qui ornera une croix de 7 pieds par 4
pieds surplombeant le maître-autel.
Bombay. — La princesse française
Marie-Thérèse de Bourbon a offert ses
services au prochain Congrès eucharis-
tique de Bombay.
La princesse, qui parle quatre lan-
gues, séjournera à Bombay durant trois
mois et aidera à l’organisation du Con-
D'Italie viendront des calices, des grès.
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vous offre une apporche d'affaire, au progrès sain et au
développement progressif d'Edmonton.
1..Réduction des taxes
Une conviction sincère que les propriétaires doivent
avoir une part égale dans les bénéfices étant dérivés de
la réduction des taxes.
La réduction des taxes peut être accomplie par une
moilleure équilibration entre la taxation résidentielle, et
la taxation commerciale,
En encourageant plus d'industrie à placer des capitaux
dans le futur d'Edinonton.
in réduisant les inventaires.
En contrôlant fous les budgets des départements civiques.
En surveillant de plus près les dépenses futiles, et la
réduction si non l'élimination des déficits d'opération.
2. Les GRANDES VOIES DE COMMUNICATION
AMELIOREES
Un projet immédiat de longue durée, d’un programme
de rues artérielles, de routes périfériques, de métros
et de ponts à travers la rivière.
Un programme de cinq à six ans, pour accomplir ce
programme à déjà été approuvé. Trois ponts traversant
la rivière, les interchanges et les grandes voies, sont
maintenant pogeté pour débuter tôt l’année prochaine.
DEVELOPPEMENT DE CENTRES CIVIQUES
Une continuation des développements progressifs, tel
que prévue du centre de la ville.
Encourager les entreprises privées à participer dans
ces développements.
4. LA RECREATION ET LES PARCS
La mise en vigueur d’un plan pour le développement
d'un programme, dans toute la ville, pour les parcs et
les récréations.
La priorité sera donnée au développement de la vallée
de Ja rivière.
5. AUGMENTATION DES REVENUS
En placant tous les services de la ville sur une base
payante, où la réduction des frais d'opération.
6. RENOUVELLEMENT URBAIN
Prendre des mesures immédiates pour déterminer, en
coopération avec le Gouvernement Provincial, le meilleur
champ d'action, résultant des études faites sur le re-
nouvellement urbain.
7. L'AEROPORT MUNICIPAL
Continuer de faire des recommandations pour l'usage
plus avantageux et les meilleurs bénéfices, devant être
fait dans les environs de l’aeroport Municipal.
8. DIVISION DE LA VILLE
Completer la partie inachevée de la division de la ville.
CENTENAIRE NATIONAÏT,
Développer un plan final pour la participation d’Ed-
monton anx célébrations du Centenaire national.
10. PARTICIPATION DES LEAGUES COMMUNALES
Encourager le plus grand intérêt et le plus grand sup-
port envers les organisations volontaires dans le dévelop-
pement des programmes pour la jeunesse ct solliciter
l'usage des facilités des écoles pour cet usage.
11. TRAITER AVEC LES ARRANGEMENTS SUR LA
FRANCHISE DU GAZ
Traiter avec efficacité et sagesse sur les rapports qui
sont en conrs d'être préparés par des consultenrs sur
Fapplication pour le renouvellement de la franchise du
gaz en 1965.
12. ASSISTER À LA PREPARATION D'UN PLAN PLUS
COMPLET DES ACTIVITES POUR LE COMITE DES
ARCHIVES
13. L'ESPRIT D'EDMONTON
Continuer de bâtir un climat d'affaire sain et progressif,
dans une ville prospère afin que tout les citoyens bé-
néficient des nouvelles possessions.
VOTEZ
[ HAWRELAK, Wiiam | y
HOMME D'AFFAIRES
wo
s
pour maire
MERCREDI LE 14 OCTOBRE
Ré-élisez l'homme qui a prouvé qu'il pouvait être un
chef dans l'administration civique.
Publiée par le Comité de Hawrelak pour Maire
LA SURVIVANCE
Au fil des heures et des jours
mercredi, 30 septembre
l'Occident et la Russie n'aiment pas la rumeur que la Chine rouge
aie sa propre bombe nucléaire très bientôt — le Canada ouvrira
deux nouveaux consulats en France: Bordeaux et Marseille — les
provinces maritimes étudient leurs problèmes communs et la possi-
bilité de leur fusion en une province — les Soeur de Meclennan
agrandiront leur hôpital — en Grèce, on semble vouloir éloigner
la Reine-Mère qui aurait trop d'influence sur Constantin XIIL et
sur Ja politique du gouvernement — le prince Andrew, avec ses 4
ans, va commencer bientôt l’école enfantine —
jeudi, 1er octobre
sur la côte orientale des E.-U. 60,000 débardeurs entrent en grève —
la Chine rouge a 15 ans aujourd’hui — Roblin, du Manitoba, se fait
le champion du Québec qui a le droit d’être différent — une femme
d'Edmonton, 82 ans et 7 enfants, a battu sa fillette de 9 ans qui en
_ mourut: 12 ans de prison — Russie envoie des armes à l'Indonésie
et en promet aux cypriots-grecs — 5 pompiers tués et 13 blessés à
Boston — Hal Banks, qui aurait dû paraître en cour il y a plus d’un
mois, aurait été à vu à Brooklyn, N.Y. —
vendredi, 2 octobre
Hilda, le plus furieux des ouragans de la saison, se dirige vers la
Louisiane, par milliers les gens quittent leurs demeures sur la côte
atlantique — le premier officier albertain de la Société du Cancer
traduit en cour pour détournement de fonds — une américaine écra-
sée à mort par une femme qui tombe d’une tour de Notre-Dame de
Paris (225 pieds) — démonstrations à Belfast, en faveur de la réu-
nion de l’Irlande du Nord à la République d'Irlande —
samedi, 3 octobre
Ial Banks est sommé de paraître en cour d'ici deux semaines — un
avion français s'écrase en Espagne, 80 morts — les débardeurs de
l'Est américain retournent au travail après une journée de grève —
Hilda fait quelques morts en Louisiane, mais d'immenses dégâts —
dimanche, 4 octobre
Hilda s'éloiene de la Louisiane où elle a fait 86 morts — la Reine
dine chez M. Chevrier, haut commissaire canadien à Londres — à
Lamont, une fillette de 3 ans, sourde et muctte est retrouvée après
22 heures d'absence — l'Alberta connait 5 morts sur la route en fin
de semaine — 57 personnes passent le mur de la honte (Berlin) grâce
à un tunnel que la police a malheureusement découvert —
lundi, 5 octobre
le général des Jésuites meurt à Rome, 74 ans — un vol de carabines à
Québec inquiète la force policière — les procureurs généraux des 10
provinces étudient, avec le ministre de la justice, le rapatriement
de la Constitution — pour la première fois, les ‘18 ans’ voteront
pour des élections partielles au Québec — la Reine met le pied sur
le sol canadien à 1.84 p.m. — au Caire, 56 pays non alignés (afro-
asiatiques, tiers-onde) ouvrent leur 2e conférence — le Concile invite
tous les catholiques à travailler pour l'unité chrétienne, et recon-
nait qu'il y a eu des torts des 2 côtés en ce qui concerne les divisions
des chrétiens —
mardi, 6 octobre
durant la visite de De Gaulle en Argentine, deux mauifestations
péronistes — la Conférence des pays non-alignés, au Caire, ne veut.
pas de la présence de Tshombe — après les élections partielles d'hier,
voie Ja force des partis à la législature: libéral 64, union nationale
30, indépendant 1 — on enregistre des secousses sismiques en l'urquie
— Mme Johnson entreprend la visite de 8 états sudistes en faveur de
la candidature de son mari —
le tunnel sous la Manche, enfin?
La Grande-Bretagne ne restera peut-
être pas longtemps une île. Le mois,
dernier, on a mis la première main au
tunnel sous la Manche qui a fait l’objet
de tant de discussions. On a en effet
commencé l'étude géologique de la
Manche pour déterminer da ligne exac-
te que le tunnel suivra et pour déci-
der également si on le réalisera au
moyen du forage ou bien du dragage.
Cette étude prendra environ un an et
elle coûtera environ cinq millions de
dollars. Le Groupe d'étude du tunnel
sous la Manche, qui a commandé cette
étude, constitue une entreprise privée
conjointe, américaine, anglaise et fran-
çaise, agissant de concert avec les gou-
vernements français et anglais.
On a commencé à parler du tunnel
sous la Manche il y a plus de 160 ans,
alors que des ingénieurs de Napoléon
traçaient un plan circonstancié dès
1802, année de bref ralentissement des
guerres napoléoniennes. On ne doit pas
s'étonner que le gouvernement anglais
de l’époque ait rejeté cette idée.
Cinquante années passèrent avant
qu’on reprenne d'examen du projet.
Puis, en 1869, les gouvernements fran-
çais et anglais accordaient leur sanction
à l’entreprise. On réunit des fonds et
on fixa le début des travaux à 1870,
mais Ja guerre franco-allemande écla-
tait cette année-là et le tunnel re-
tomba dans l'ombre pour une autre
décennie.
Les travaux commençaient vraiment
en 1881. On creusa des puits à Dou-
vres et à Sangatte, et environ un mille
du tunnel de chaque côté de la Man-
che. Mais J'opinion publique anglaise
commença alors à s'opposer au projet:
on parlait de la route facile que le tun-
nel fournirait en vue d’une invasion à
partir du continent européen. L’hosti-
lité s’éleva au point qu’une foule dé-
chaînée se porta à l'assaut du siège
social de la Compagnie du tunnel sous
Ja Manche en 1882. L'année suivante,
les travaux cessaient, d'ordre du gou-
vernement anglais.
Le projet resta en veilleuse par la
suite. Mais les temps ont tellement
changé que la plupart des arguments
en faveur du maintien de la Manche,
en tant que moyen de défense contre
les envahisseurs, tombe en désuétude.
La Manche isole l'Angleterre du reste
de l’Europe au lieu de la protéger et,
aujourd’hui, l'Angleterre et le continent
européen bénéficieraient tous deux du
lien commode que fournirait le tunnel
sous Ja Manche.
PRUDHAM
COMME
MAIRE
No. 46
nn
OYEZ!T OYEZ:!
Mesdames et Messieur:
tous les mardis soirs
Films français à la Bibliothèque mu-
nicipale.
» - LL
16 et 17 octobre
Rigoletto de Verdi, à l'Auditorium
du Jubilé, sous la direction de Jean
Létourneau. Vedettes:
Rigoletto, Napoléon Bisson.
Gilda, Cécile Vallée
Duc, Pierre Duval
Sparafucile, Lucien Lorieau
Comte Ceprano, Aimé Déry.
+ # *
dimanche, 18 octobre, 8 pm.
À léglise St-Joachim, bingo des
Dames de Ste-Anne en faveur des
vocations.
* L. +
. mardi, 20 octobre, 8 p.m.
Conférence de M. Séraphin Marion,
d'Ottawa, sur “nos raisons d'espérer”,
A l'Académie Assomption.
s L 2 -
mardi, 27 octobre, 8 p.m.
Aux Gardens, concert des petits
chanteurs de Boys’ Town, Nebraska.
GEORGE PRUDHAM REORGANISERA LE CONSEIL DE VILLE DE
FACON À REMETTRE LES DECISIONS ENTRE LES MAINS DES
RESPONSABLES.
En instituant une politique de direction ferme définie et à date provenant
du Maire et du- Conseil, les employés civils pourront résondre les nom-
breux problèmes qui confrontent la Ville d'Edmonton.
PRUDHAAM, George
Autorisée par le Comité de Campagne Prudham
| X
—Chacun à ses peines: roi, berger,
chiens et moutons.
Voltaire
+ # #
—La cloche qui chante a passé par
le feu. ;
René Bazin
# + +
—L’'épreuve est l’occasion offerte à
un être libre de se sacrifier au devoir
ou de sacrifier le devoir à soi-même.
P. Lacordaire, o.p.
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